ATHENA-DEFENSE

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A propos de politique : Mais arrêtez donc d’emmerder les Français!

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Le 13 décembre 1959, de Gaulle déclarait :

 « L'essentiel, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Il n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale ».

 

En relisant cette phrase je me demandais, dans cette torpeur du mois d’août, si nos dirigeants actuels étaient en accord avec cette évidence.. Où se situe aujourd’hui la vision internationale de la France ? Quelle politique étrangère menons-nous ? Pourquoi en sommes nous ou nous en sommes, là et las.

 

Après les trente glorieuses de 1947 à 1977, en paix apparente depuis 1962, le choc pétrolier de 1973  qui donna un premier coup de frein à une économie tirée vers l’avant par une consommation intérieure soutenue, vint le temps où, malgré un niveau de vie moyen en augmentation constante, le chômage de masse et les inégalités apparaissent et se creusent. 
Le monde agricole est devenu très minoritaire, le tertiaire s'est largement développé, comme le salariat et l'emploi féminin.  75% des gens habitent la ville. L'espérance de vie a beaucoup progressé, mais la population vieillit. Les problèmes s’aggravent, Comment traiter la dépendance ? Comment réduire les inégalités ?  Comment maintenir un système de santé universel et égalitaire ? Comment continuer à maintenir un état providence qui est, il faut le dire,  plus proche d’une conception marxiste d’assistanat que d’une non-régulation d’une économie libérale, injuste certes, mais laissant une chance aux entrepreneurs d’entreprendre et de créer de la richesse ? Depuis 30 ans la France se désindustrialise,  elle a  perdu son rang de puissance majeure et rétrograde sans cesse.  Les résistances au progrès sont grandes. Syndicats, lobbying, le monde de l’éducation résistent au changement. L’évolution est considérée comme une atteinte aux acquits. Le monde ouvrier qui n’existe plus, n’est plus un moteur de progrès et de croissance.

 

La France, pour maintenir son modèle, a vécu donc au-dessus de ses moyens et s’est endettée au-delà du raisonnable, parce qu’elle n’a pas eu le courage de se réformer à temps et de s’adapter au monde nouveau. Nous avons élu des mollassons, le dernier en date est  conforme à la volonté d’un pays frileux, le suffrage universel a toujours raison.

 

Debout sur la pédale de frein, l’accélérateur enfoncé, le véhicule  France chauffe, toussote, s’encrasse, n’en doutons pas le moteur  est proche du coulage de bielle et devient cacochyme.

 

Les prisons sont pleines. Certes, la société est devenue beaucoup plus permissive, en perte de repère, la morale basée sur une culture judéo-chrétienne a du plomb dans l’aile,  tandis qu'est apparu un islam qui effraie et inquiète, tant la primauté de la religion semble dépasser la notion même d’appartenance à un Etat qui reste profondément laïque. A force d’avoir craché sur les symboles, ceux-ci ne sont plus défendus que par une minorité agissante, dangereuse et populiste qui est rejoint par le plus grand nombre à chacune des élections majeures. Le constat est sévère il n’en est pas moins réel.

 

« L'essentiel, pour jouer un rôle international, c'est d'exister par soi-même, chez soi. Il n'y a pas de réalité internationale qui ne soit d'abord une réalité nationale ». Oui de Gaulle a raison, il faut donc reconquérir l’espace France, cesser de prendre les gens pour des imbéciles en les déresponsabilisant  sans cesse,  ( les derniers exemples de l’été sont parlants ) cessons de légiférer lorsqu problème surgit !  Cessons d’emmerder les Français comme le disait si justement Pompidou : « Un soir de 1966, Pompidou était alors Premier ministre… Un chargé de mission à Matignon du nom de Jacques Chirac, présente à son patron une pile de décrets à signer. Colère de Pompidou, rapportée par Chirac : « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays ».

 

Oui cessons d’emmerder les Français, et mettons-nous au travail.. Pour la génération de 68 dont je suis, j’ai la trouille pour l’avenir de nos petits-enfants.. Nos enfants, quant à eux, payent aujourd’hui l’addition de notre inconscience et de notre illusion collective  Notre politique étrangère est donc ce que nous sommes, nous en ferons une lorsque la France en tant que nation existera de nouveau. 

 

 

  



13/08/2013
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