ATHENA-DEFENSE

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A propos de vulgarité

Un récent commentaire sur la photo (l’éléphant en pleine forme et les touristes) illustrant avec malice ma petite réflexion sur le premier tour,  m’a donné envie de réfléchir sur la vulgarité en politique. Un exemple ? : Madame Pingeot,  (oui elle,  vous savez qui ! Oui la fille de feu Mitterrand, plus cela va, plus elle lui ressemble ) professeur de philosophie, détachée de l’université et chroniqueuse à ses heures sur Paris Première, traite le président Sarkozy de vulgaire et affirme : Que « ça [la] ferai[t] un peu chier » que ses enfants votent un jour à droite. Ce qui en soit, dans sa bouche ne peut être vulgaire mais branché. D’ailleurs elle n’est pas la seule, puisque des gens si peu vulgaires, la vulgarité c’est le peuple au sens étymologique et la liste n’est pas exhaustive, ces gens là ne sont donc pas du peuple, puisqu’ils ne sont pas vulgaires :  Aubry, Huchon, Mamère, Duflot, soulignent et stigmatisent la vulgarité du président. Noêl Mamère le chantre de l’écologie disait de Claude Guéant : Qu’il était "au mieux une petite frappe mais pas un nazi". Est-ce vulgaire ? Dans sa bouche ce ne peut l’être, il est de gauche.

 

Bon je vous l’accorde,  il est vrai que Monsier Sarkozy porte une responsabilité indéniable, celle de
s’être mis au niveau de ceux qui l’insultaient et d’avoir utilisé le même vocabulaire. Dans une France puritaine, cela ne se fait pas.  Le « Casse toi pauv’con ! » Le « Descends un peu qu’on s’explique ! ». sont vulgaires, mais le citoyen zélé apostrophant et insultant le président de la république du haut de son balcon, n’a pas été que je sache ni pendu haut et cours ni écartelé sur la place de Grève. Le président ne devait pas se mettre à la même hauteur que celui qui l’interpellait, c'est-à-dire s’abaisser, mais lui répondre démontrait pour le moins que le président en se mettant à sa hauteur ne le méprisait pas, il devenait vulgaire.
 Un certain nombre de qualificatifs parus dans la presse, traitait le président sinon avec vulgarité avec outrance : Je cite au hasard, mais tout cela est vérifiable, bouffon, liberticide, sale mec (journal Marianne), l’homme qui a couté 500 milliards (Marianne),  voyou de la république (Marianne).. Or Monsieur Sarkozy aurait pu, conforté dans son statut de président, ne pas répondre ou intenter des procès ce ne fût pas le cas.. Aussi, j’aurais en cette matière plutôt tendance à renvoyer les deux camps dos à dos en excusant cependant à minima le président sortant, dans la mesure où il fût l’objet de toutes les attaques, ce que n’avait subis, à un tel niveau, aucun de ses prédécesseurs. 



16/04/2012
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