ATHENA-DEFENSE

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A propos du genre, féminisation et radicalisation.

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La théorie du genre dont personne ne  sait de quoi il s’agit est encore l’un des faux problèmes nés dans le cerveau hyper sexué de féministes en mal de reconnaissance, souhaitant nous faire prendre des vessies pour des lanternes, à moins que ce ne soit des pénis pour des vagins. Au risque de me faire passer pour un fâcheux-facho rétrograde et plutôt que de se mêler de savoir si la petite fille a le droit de jouer au pompier et le petit garçon à la dînette afin de développer son appétence future aux tâches ménagères, je dirais  qu’en voulant imposer dès la plus tendre enfance des modèles normatifs sans tenir compte de l’avis des parents  conduit plus à un réflexe de rejet qu’à une réflexion. Combien de mères sont-elles dès le berceau, prêtes à habiller leur garçon en rose ? Quant au magnifique  film « Guillaume et les garçons à table »  n’illustre-t-il pas à la fois la confusion des genres et l’intolérance venant de tous les horizons de la bien-pensance allant de la droite à la gauche et vis et versa au risque de me faire loucher.

 

Michèle Cotta dans un article du Point a raison « Il ne s'agit pas aujourd'hui de gommer toute différence entre les deux sexes, mais simplement de ne pas tirer d'une évidente différence biologique une éternelle hiérarchie du masculin sur le féminin. » Voilà le problème correctement posé. Mais encore faudrait-il laisser les parents s’exprimer, et ne pas s’en prendre aux très jeunes enfants. De quel droit l’Etat par son bras armé de l’éducation nationale se mêle-t-il de bien-pensance normative ? De quel droit, des associations radicalisées et minoritaires imposeraient leur vision transformiste de la société ? N’y a-t-il pas des problèmes plus urgents à traiter ? Ne pose-t-on pas le problème à l’envers ? Bref, cessez d’emmerder les français !

 

 

La féminisation est un fait et c’est un bien mais des inégalités subsistent. Les corriger, cela est plus une affaire de gouvernance,  de  syndicalisme,  d’accord inter-professionnel, d’avancée sociale que de militantisme forcené.   

 

Il faut constater que la féminisation de certaines professions est patente.

Selon l’ Ecole nationale de la magistrature,  en 2010, 84,14% admis à concourir sont des admises au concours de magistrat et en final, 83,75%  des reçus sont des femmes soit 67 femmes pour 13 hommes. Je n’y vois rien à redire.  Tous concours confondus, pour 127 auditeurs, 98 sont des femmes soit 77.17% et  29 sont des hommes, soit  22.83%.  

Il s’agit d’un des taux de féminisation le plus important en Europe.  Pourtant, les ténors du barreau, avocat de prestige sont  des hommes, en quoi cela gêne-t-il si les femmes ont plus tendance à choisir les affaires familiales que le pénal ?

 

Selon le rapport Guégot, sur « L’égalité homme-femme dans la fonction publique », les ministères de l’Enseignement comptent 66,1 % de femmes, dont 69,2 % à l’Éducation nationale. Je n’y vois rien à redire.

 

Dans le domaine du journalisme, y compris dans le cercle fermé des grands reporters, les femmes ont toute leur place. Il n’y a pas si longtemps, sur le terrain, y compris dans les zones de conflit on ne voyait que des hommes. Tout cela a bien changé. 55% des journalistes sont des femmes elles ne se contentent pas uniquement d’assumer la rubrique mode. Je n’y vois rien à redire et elles font formidablement bien ce métier.  Dans les Armées, milieu masculin par définition depuis des générations, j’ai vécu leur arrivée. Ce fut une révolution, mais un révolution globalement bénéfique. Le chef a parfois compris que les femmes pouvaient apporter une certaine sérénité au service et des limites au principe du corvéable à merci. Reste des spécialités fermées où la femme est moins performante que les hommes. Ces spécialités sont de plus en plus réduites mais  parfois justifiées.  Demander à une femme de porter un sac de 80 kg par 50° degré à l’ombre et d’utiliser son arme ne relève pas d’un combat mené par des machistes attardés mais simplement par des limites physiques.  Des études non contestable, montrent que la différence de force musculaire entre les deux  sexe peut atteindre jusqu’à 50% au désavantage des femmes.  Cette différence est due à la quantité de production de testostérone. Les femmes en produisent moins que les hommes allez donc savoir pourquoi ? Les femmes sont, par construction, plus faibles au niveau supérieur de la taille car l’essentiel de leur masse musculaire est concentré au niveau inférieur de la taille. C’est la seule différence entre eux car homme et femme ont les mêmes capacités en ce qui concerne la contraction musculaire. » (source sportmedecine). C’est ce qui fait qu’une femme peut porter un enfant pendant une grossesse  ce que ne peut faire un homme. C’est ballot, mais c’est ainsi.

 

 

Les femmes ont  tout autant de capacités physiques à la pratique d’un sport que les hommes même si du point de vue endurance, elles sont un peu moins résistantes qu’eux. Les femmes sont plutôt des adeptes de la gymnastique, de la danse et du patinage artistique mais elles sont plus de 30% à pratiquer un sport plutôt masculin comme le handball ou le tennis. Elles sont 6% à pratiquer le rugby, je n’y vois rien à redire et je me régale autant à voir une équipe de foot féminine qu’une équipe de foot masculine.. Au risque d’être accusé, bien sûr,  de voyeurisme, mais combien de femmes regardent le rugby pour se régaler de voir les cuisses et les fesses des hommes en sueur. Je n’y vois rien à redire non plus.  

 

Ce qui me dérange un peu plus, c’est que depuis la loi du 8 juillet 1999, qui impose  le principe de parité, c'est-à-dire de représentation à égalité des hommes et des femmes dans les institutions élues de la République, le « nouveau féminisme » a  réorienté ses revendications vers le champ politique. Et ce champ politique est occupé aujourd’hui par une certaine gauche féministe qui avoue vouloir imposer à tous et à toutes leur vision très totalitaire d’un féminisme militant belliqueux et intolérant..

 

Il y a dans ces revendications, une non prise en compte des réalités socioculturelles et un discours dictatoriale qui condamne toute opinion non conforme à leurs idéaux impérieux. Bref, haro sur les hommes, surtout pour prendre  un pouvoir qui est censé totalement leur appartenir.

 

Selon Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial, « construire une société d'égalité, de liberté, c'est aussi refuser de prendre en compte l'hégémonie de la norme hétérosexuelle et l'impact des assignations aux rôles sociaux des femmes et des hommes qui enferment autant les filles que les garçons, contribue à maintenir les inégalités et la stigmatisation de l’homosexualité. Aucune différence ne justifie les inégalités et le cortège des discriminations à l’œuvre aujourd’hui. » si les mots ont un sens, c’est bien une lutte contre « l’hégémonie de la norme hétérosexuelle », dit-elle.. mais alors cette norme doit être remplacée par quoi ? Par la sienne, mais qu’elle est-elle ? Et elle conclut : «  Les accusations de familiphobie, "l'hystérisation" par certains-es du débat ne doivent pas entamer le courage politique pour porter ces réformes promises et attendues par bien plus de personnes que celles qui font entendre leur voix. » Voilà donc cette nouvelle norme, imposer à tous ce qu’elle croît être Sa vérité ? Quant à ce langage il me rappelle celui du stalinisme, lorsque la norme était la dictature du prolétariat et la négation des libertés, de toutes les libertés. D’ailleurs, on enfermait dans des asiles psychiatriques ceux qui contestaient la norme, celle du parti. Ce langage, sans nuance, péremptoire, parfois hystérique renforce le sentiment diffus d’une main mise sur la société d’une minorité agissante.  Il en est un  autre exemple, celui de l’étude menée discrètement sur l’intégration. C’est une charge violente contre toute notion d’appartenance à des valeurs socioculturelles judéo-chrétiennes. Sous couvert de « lutte contre les discriminations »,  cette étude a un discours « différentialiste » qui en vient à nous expliquer que, finalement, en France aujourd’hui, ce n’est pas « l’intégration » dans un espace commun, ni autour de valeurs communes, qu’il faut offrir en partage aux personnes issues de l’immigration, mais un « droit à la différence ».  Le  français est une langue parmi d’autres, qui ne saurait être hégémonique.   Dans ce rapport, retiré depuis, comme la loi sur la famille,   brouille les références et sème le trouble, des phrases  en sont marquantes. «  Les questions scolaires ne sont abordées que sous un seul angle : il convient de réécrire l’Histoire de France dont les héros sont trop blancs et trop hétérosexuels. C’est comme si vous alliez en Algérie et que vous demandiez aux Algériens de supprimer de leur Histoire les héros arabo-musulmans. » dit Malika Sorel sociologue. Le temps de la vigilance a sonné, devant ces coups de boutoirs, ces vas et viens intempestifs contre ce qui est l’essence même de notre héritage et de notre histoire, telles des grandes marées qui montent à l’assaut des falaises et se retirent, il y a une tentative diffuse et sourde d’ébranler les fondements de notre société. La gauche joue avec le feu en laissant libre court à ces tentatives de radicalisation militante, tout en accusant la droite de ringardise. Cela renforce et stigmatise  les sentiments extrêmes au risque d’entendre tout et n’importe quoi.  Récemment Khalid Magdani, sociologue, dans une tribune publiée par Médiapart en mars 2011, se demandait comment « continuer à accepter sans réagir que les cloches des églises  sonnent tous les dimanches sans que rien ne soit fait pour faire cesser cette intrusion sonore et ostentatoire de la religion dans l’espace publique » En effet,  on voit bien l’intention de l’auteur, si les cloches sonnent pour les chrétiens,  il n’y a aucune raison que des mosquées ne s’élèvent un jour la voix du Muezzin. La gauche joue avec le feu, et ouvre la boite de pandore..

 En voulant accuser  la droite traditionnelle  d’un rapprochement supposé avec le Front national, elle renforce ce mouvement. La conséquence est que la colère  des gens normaux c'est-à-dire la majorité silencieuse, ni raciste, ni homophobe, mais consciente du danger représenté par ces lobbies agissants, monte partout.  La révolution culturelle, souhaitée  par une minorité très agissante, minorité  très politisée qui a phagocyté  des associations, mettent les politiques sous influence  et risque de  faire sauter certains verrous sociétaux.  Il ne faut pas  radicaliser tout ceux qui croient encore raisonnablement aux valeurs républicaines.  Cessez d’emmerder les français !  Occupez vous des vrais problèmes.  En respectant les institutions par les urnes, il faudra les virer.

 

 

Roland Pietrini

 

 

 

 

 

 



07/02/2014
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