ATHENA-DEFENSE

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Armée de la fédération de Russie: manœuvre Vostok. Nouvelle doctrine.

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Projekt Akoula

 

 

Selon l’agence de presse russe RIA Novosti, le ministre russe de la Défense le général Sergueï Choïgou a indiqué mardi que 155.000 militaires russes participent à une succession d’exercices baptisés Vostok 2014 qui se déroulent en Extrême-Orient et en Sibérie orientale, "Au total, plus de 155.000 militaires, près de 8.000 matériels et armes sont engagés dans ces exercices. Il y a notamment plus de 4.000 blindés, 632 avions et hélicoptères et 84 navires".

 

Les exercices d'état-major stratégiques Vostok 2014 (Est 2014) se déroulent sur plus de 20 polygones terrestres, navals et aériens russes du 19 au 25 septembre. Selon le ministère, les exercices d'Etat-major général stratégiques Vostok-2014 constituent l'étape finale des manœuvres et entraînements des troupes russes en 2014.

 

Lors de la guerre froide, l’armée russe atteignait son maximum opérationnel à la fin de la relève d’automne, il semble que le rythme n’ait pas beaucoup changé.

 

Les forces armées de la Fédération de Russie (en russe : Вооружённые Силы Российской Федерации, Vooroujionnye Sily Rossiïskoï Federatsii)  ont été créé par un décret d’Eltsine le 7 mai 1992. Outre les forces terrestres, l’aviation et la Marine, il existe des forces indépendantes notamment les troupes de missiles stratégiques, les troupes aéroportées et  les forces dites spatiales. Il y a quatre districts militaires en Russie sous un commandement stratégique opérationnel. Il faut rajouter le district stratégique  de Kaliningrad sous le commandement de la marine.

 

La doctrine militaire russe dont les fondamentaux remontent à la doctrine Frounze de 1920 évolue fortement depuis 2005, notamment  sous l'autorité du général Makhmout Gareev. Le 20 janvier 2007,  « à l’issue de la conférence qu’il a présidé à l’Académie des sciences militaires de Moscou, il a indiqué que son pays devra faire face à l’instabilité de certains États, mais surtout aux guerres que les Etats Unis ne manqueront pas de provoquer dans leur quête des ressources naturelles (hydrocarbures, eau etc.). La Russie s’abstiendra de toute confrontation directe et concevra sa défense pour jouer le rôle d’arbitre mondial » cf interview du général Général Gareev : « la Russie sera l’arbitre géopolitique des conflits à venir » par Viktor Litovkine : http://www.voltairenet.org/article144842.html

Extrait : Viktor Litovkine : Quelles sont les menaces pour la sécurité de la Russie et, partant, les objectifs des forces armées ?

Général Makhmout Gareev : C’est l’une des questions les plus complexes, celle pour laquelle l’éventail des opinons est le plus large. Deux postures sont apparues. La première, adoptée par la doctrine actuellement en vigueur, se concentre exclusivement sur les menaces militaires et sur les possibilités de les contrer par des moyens militaires. La seconde se base sur les transformations militaro-politiques dans le monde et prend en compte un large cercle de menaces exercées par des moyens tant militaires que non militaires. Politico-diplomatiques, économiques, informationnels, par exemple. « L’expérience » de la désagrégation de l’URSS, de la Yougoslavie, des « révolutions colorées » en Géorgie, en Ukraine, en Kirghizie et dans d’autres régions du monde est là pour nous convaincre que les principales menaces sont mises à exécution moins par des moyens militaires que par des moyens détournés. D’où la conclusion suivante : il est impossible de séparer les menaces militaires et non militaires,

 

Les références à la guerre du Kosovo,  au conflit  Tchétchène et les instabilités dans la périphérie sud de la Russie et désormais en Ukraine, renforce l’idée que l’armée russe, non seulement doit être en mesure de défendre l’intégrité du territoire de la fédération de Russie mais devra être en mesure d’intervenir dans des zones déstabilisées.. La Crimée, comme le Dombass, entraient selon toute vraisemblance dans la définition de ce type de déstabilisation.

 

Comprendre le mode de pensée russe apparait comme un minimum, lorsque l’on veut  discuter avec Poutine. Pour gagner la Paix,  il est utile de regarder aussi avec le regard de celui avec qui on est pas d’accord.   

 

Roland Pietrini

 


 

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23/09/2014
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