ATHENA-DEFENSE

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Défense, économie, immigration...« ils aiment la trahison mais détestent les traîtres »

 

Ils se sont trompés et nous ont trompés. Défense, économie, immigration, mondialisation, Europe.

 

« ils aiment la trahison mais détestent  les traîtres »

 

 

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 dans l'arène

 

 

 

Depuis des décennies le petit peuple,  dont je fais partie, qui n’a pas accès aux grandes signatures de la presse et des médias et dont les discours n’intéressent personne, qui ne suscite pas grand intérêt en dehors des périodes électorales, cherche en vain à comprendre le sens que l’on veut donner à son existence.

 

Sans qu’on lui demande dans quelle société il souhaiterait vivre, il n’est que  vache à lait et serf moderne d’un système qui est fait pour qu’il reste sagement dans les limites des vitesses permises, des règlements, des lois.

 

Ce  petit peuple cocufié depuis des décennies -d’ailleurs  en quelle période  ne le  fut-il  pas ?  – l’est, semble-t-il,  plus que jamais  par une oligarchie et une ploutocratie de plus en plus coupées avec la réalité de ce qu’il vit.   

 

Ainsi, ce petit peuple déboussolé ne croit plus,  ce qui est un comble,  à aucun de leurs mensonges, et se prépare, puisqu’il n’a pas le choix  à vivre une nouvelle fois une période durant laquelle il devra écouter des discours et se préparer à mettre un bulletin dans une urne sans avoir une quelconque garantie sur les annonces de lendemains qui chantent, contraints à signer un contrat qui l’engage, lui, au moins à subir, comme il l’a toujours fait.    

 

Car tous les cinq ans,  ils se réveillent nos prétendants, ils  fourbissent leurs armes, se préparent  au combat, se voient en gladiateur et ne sont que charrons,  s’agitent et transpirent dans des meetings, prononcent des petites phrases, intiment des conseils à leurs adversaires, tout en préparant la grande réconciliation sans doute nécessaire mais inefficace car,  comme César, «ils aiment la trahison mais détestent  les traitres »

 

 Là ce sont les chantres de la démagogie de gauche dont le discours dégoulinant de bons sentiments révulse de plus en plus de Français.  Ils nous ont vendu une société multiculturelle, une société de d’égalité vraie, quelque part le petit peuple sentait bien que la France,  terre d’accueil,  ne pourrait voir le jour qu’en respectant les grands équilibres, au-delà d’un certain pourcentage, ce sont les minorités qui dicteront la loi. Une loi et des coutumes que nous ne voulons pas.  Un Islam compatible avec la République ne peut être qu’un Islam laïque, opposé à un Islam politique et fondamentaliste, c’est à coup sûr tenter de marier la carpe et la lapin, cela relève du domaine fantasmatique.

 

 Le petit peuple l’avait compris lui. Nos donneurs de leçons, probablement aussi, les attentats islamistes, sont venus rappeler à ces contempteurs que l’Islam a toujours été porteur de violence, le fait de dire que la religion catholique aussi, il y a quelques siècles,  ne change rien à l’affaire.   

 

C’est pourquoi le discours sécuritaire de la gauche reste inaudible. C’est pas de bol ! Et probablement pas de son entière responsabilité, mais c’est sous un gouvernement de gauche que la France aura connu ses pires attentats et le plus de victimes.

 

La gauche porte en elle trop  de contradictions... Hollande en paye le prix, il a perdu à la fois la gauche de sa gauche et la droite de celle-ci. Chantre du compromis, il a pris en plein pif un râteau magnifique et vengeur.

 

Installer le  mensonge en système politique breveté relève du tour de force jusqu’au jour où tout s’effondre. Le capitaine du pédalo à la dérive va s’échouer sur la rive de son incommensurable mépris envers les gens.

 

Mais cette gauche, parce qu’elle était en prise avec la réalité, aura eu un mérite, celui de tenter de corriger l’étranglement de l’économie, la chute libre des  budgets régaliens (défense- police-justice- éducation), qui sont le résultat de décennies de laxisme, de mensonges, de la droite comme d’elle-même... Bien trop tard, et les cadeaux distribués de ci de là n’y changeront rien.

 

 

 

 Ici,  ce sont les chantres de la démagogie de droite. Une droite incapable de s'entendre, au pouvoir plus ou moins depuis des décennies, habile sur les discours et irresponsable sur les décisions. On lui doit : le regroupement familial, une politique d’immigration aberrante, Schengen, la supranationalité de l’Europe, le retour dans l’Otan, l’abandon de toute souveraineté nationale, l’abandon de notre monnaie (avec la gauche),  la diminution imbécile et sans discernement des budgets régaliens, la suspension du service militaire alors que c’était l’occasion rêvée de créer une vraie garde nationale en sauvant la grande lessiveuse sociale. Le retrait des zones de non-droit, ceux-là même qui se présentent aujourd’hui et qui furent de près ou de loin au pouvoir, osent tenir les mêmes discours qu’ils tenaient avec un coup de ripolin sur une façade lézardée jusqu’au toit.

 

Démagogie enfin du Front National  capable de justes constats mais dont les solutions (fermeture des frontières, renvoi des immigrants, etc...) ne peuvent s'appliquer dans un monde où le pouvoir n'appartient plus aux politiques mais à une supra nationalité de fait. Le frexit proposé n'arrangera rien car nous dépendons désormais, au dehors comme au dedans de l'Europe et à des systèmes macro -économiques sur lesquels nous ne pouvons influer qu'à la marge.

 

 

 

Inutile de parler trop longuement des écolos dont le seul credo est,  avec la gauche extrême,  la destruction de toute identité nationale, dans une espèce de proposition dégoulinante de bon sentiment du genre, sans genre, féministe mais pour le voile, contre la guerre car c’est pas bien, contre le cancer car ça tue et le phylloxéra, une  bouillie doctrinaire, boboïste et végétarienne sans proposition réelle, disparaissant dans les limbes d’une éternelle capitulation.  

 

Mon constat est sévère, ils nous ont tous trompés et se sont trompés dans tous les domaines :  

 

- Défense, ils nous ont affaiblis en ne respectant aucun des engagements, aucun des budgets, révisant  à la baisse à la fois les effectifs et les moyens, pire en tenant un discours d’efficacité nouvelle alors qu’il ne s’agissait que de faire en sorte que le budget de la défense soit une variable d’ajustement.  

 

- Politique étrangère,  ils nous ont trahis et ils ont fait des choix interventionnistes hasardeux et du suivisme coupable. Pire à nouveau,  ils ont abandonné toute politique équilibrée entre l’Orient et l’Occident, l’Asie et l’Europe.

 

- Economie, ils ont mené une politique de désindustrialisation et uniquement monétaire basée sur le profit à court terme.

 

-  Immigration,  ils n’ont rien vu venir ce qui est une erreur où alors ils ont menti ce qui est une faute impardonnable,  ce qui a pour conséquence  de menacer des équilibres culturels fragiles et la mise en place d’une réalité plus que dangereuse, le communautarisme.

 

-  Mondialisation,  ils sont restés  passifs face au pillage de nos savoirs-faire  sans mettre en place une protection douanière a minima,  en laissant la Chine et les EU appliquer leurs normes et à nous les imposer.

 

- Europe,  en passant de 7 à 28, ils savaient que cela deviendrait ingérable, ils l’on fait.  Une Europe, technocrate, atteinte d’hydrocéphalie aigüe, incompréhensible pour les agriculteurs, les travailleurs, une Europe asociale, incapable de défendre ses membres de la mondialisation, intrusive qui n’est plus une garantie de paix.  

 

Education,  mère de tous les commencements et les devenirs, mise à mal par des décennies de reculs sur les matières fondamentales,  de dévaluation, de réformes absurdes, de nivellement par le bas.  

 

Alors me direz-vous que devrions-nous faire, après ce discours plus que révolutionnaire, un discours à la Danton,  Robespierre n’étant pas loin, couper des têtes ? Ce n’est pas dans ma nature,  créer un parti ? Je n’en ai ni les moyens ni certainement la compétence et je suis totalement lucide, je n’ai aucune chance, ils tiennent les cordons et ne vont pas les lâcher... S’abstenir ?  Peut-être, et me retirer sur la pointe des pieds.

 

A moins que je ne sois tenté en dernière minute par une martingale hasardeuse,  aller voter.  Mais pour qui ? J’ai l’horrible impression que ma voix résonne comme un écho,  en se perdant dans le néant des propositions à venir.

 

 

 

Roland Pietrini

 

 

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03/09/2016
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