ATHENA-DEFENSE

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Dien Bien PHU.. Souvenirs

Le fils de  Gérard Roussel, l’un des fidèles d’Athena Defense,  Jean-Philippe (adjudant commandant une brigade de gendarmerie)  s'est rendu en février 2014, en Malaisie, sur l'île de Koh Samui, (pour plonger et passer ses brevets internationaux ) et enfin au Vietnam pour se visiter le site de Dien Bien Phu. Son grand-père maternel avait subi l'enfer des 57 jours de combats acharnés dans le camp retranché, (il était sur Dominique) et avait souffert pendant les 700 kilomètres qui ont mené les prisonniers aux camps. Jean-Philippe (34 ans), s'était fait un devoir de faire ce voyage et il a pris des centaines de photos et ramené de la terre du site pour placer sur la tombe de son grand-père. Son père, Gérard est très attaché au souvenir de cette bataille, (oubliée par la plupart des français et qui avait été tant repoussé par les communistes qui sabotaient même les munitions sur le port de Marseille). Nos soldats ont été héroïques et faute de munitions, le 7 mai 1954, le général de Castries a fait cesser les combats.

Laissez-vous simplement porter par ce reportage dont l’émotion est prégnante. Simplement pour la mémoire de ceux qui se sont battus, ont souffert,  pour la France et qui ont été trahi par l’incompétence des dirigeants de l’époque  et le mépris d’un pays envers ses soldats, tous engagés ou volontaires. La légion, les parachutistes, les cavaliers, les fantassins toutes, l’armée de terre mais aussi les marins et les aviateurs ont payé un très lourd tribu. En Amérique ont en aurait fait des héros. En France  ce n'est que l’ingratitude envers leur combat  et leur souffrance au nom de la France. Ce combat  n'est pas de leur initiative, il faut en informer les jeunes générations, ce ne sont pas les soldats qui choisissent leurs champs de bataille, mais les politiques.

Dien bien Phu fut une erreur politique, une erreur stratégique, une faute militaire.

Mauvaise exploitation des renseignements par un excès de confiance, travers ô combien français !. Choix non judicieux de cette plaine de DBPhu trop dépendante de nos appuis aériens et d’un aérodrome qui selon l’Etat Major ne pouvait pas être bombardé par l’artillerie Viet, alors que le patron de l’armée de l’air avait indiqué que nous  étions incapables de fournir un appui aérien continu compte tenu du rayon d’action limité des avions de l’époque.

 

La plaine de DBPhu ( à tort on parle de cuvette) sensée être un piège pour les Viets, jusque là insaisissables et qui avaient reculé chaque fois que le rapport de forces leur était défavorable, nous souhaitions les emmener à combattre de manière plus classique   supposés faibles et peu organisés en combat symétrique, jugés incapables, compte tenu des élongations  d'alimenter plus de deux divisions en vivre et munitions et d’emmener les appuis nécessaires.

 

 Le piège anti-viet qui devait le leur fut le nôtre.

 

Dans cet enfer, notre corps expéditionnaire s’est battu jusqu’au sacrifice total, face à un ennemi qui se faisait littéralement hacher par les mitrailleuses sur les barbelés. Nous fûmes submergé par le nombre. 

 

J’ai connu personnellement le commandant Jean Pouget, je l’ai rencontré à plusieurs reprises,  un homme exceptionnel,  Ancien de la 1ere Armée française, aide de camp du Général Navarre en Indochine, sur sa demande, il saute en parachute sur l’enfer du camp retranché de Dien Bien Phu tout en étant conscient que pour les derniers renforts avec lesquels il était,  leur volontariat serait inutile, la bataille étant perdue. C’était seulement pour l’honneur ! Il est auteur entre autre du "Manifeste du camp n°1" l’histoire des prisonniers français internés dans les camps du Viet Minh, "Nous étions à Dien Bien Phu" et "Bataillon RAS" la fameuse histoire des bons à rien transformés en soldats.

Alors que le monde n’est pas moins dangereux qu’hier, alors que des tensions montent à l’EST, il faut se souvenir et tirer les leçons de ce drame.  Mais aujourd’hui nos armées ne représentent même pas le quart des effectifs que l’on était capable de déployer sur les théâtres extérieurs. Et nous laissons nos enfants dans l’ignorance totale de notre histoire. Pire nous en aurions honte.  Merci à Jean Philippe pour ses photos dont je ne peux malheureusement diffuser la totalité. Mais le symbole est important et l’émotion est palpable.  C'est l'occasion de se souvenir.

 

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Merci

 

D'autres photos à venir..



20/03/2014
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