ATHENA-DEFENSE

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Djihad, Syrie et schizophrénie ( réactualisé )

La tuerie du musée juif de  Bruxelles dans laquelle Medhi Nemmouche 29 ans, de nationalité française, originaire de Roubaix est impliqué,   renvoie à ce conflit de Syrie dans lequel 700 Français seraient actuellement présents. Ils ne sont pas tous maghrébins, on y trouve même quelques bretons pur sucre, leur motivation n’est pas l’objet de ma réflexion, pas plus que leur endoctrinement, ce qui m’interpelle c’est plutôt le discours de nos gouvernants. Sont-ils conscients du trouble semé dans les esprits de ceux qui, ici ou là, sont recrutés par des Imans prosélytes, aut- proclamés pour la plupart, dans les prisons, ou nos banlieues ?

 

Ces recruteurs qui projettent, sans même cacher leurs intentions,  de faire de l’occident, et de la France singulièrement,  une base de recrutement et un réservoir d’extrémistes islamistes.

Ils ont le temps avec eux, puisque leur objectif est d’installer à long terme un monde conforme à leurs idéaux, régenté par la Charia, où Allah, le prophète, est le prétexte à toutes les dérives extrêmes et sanglantes. Il n’en demandait pas tant.

 « Le but de la Charia, tel que l’on peut le comprendre,  est la promotion du bien-être des gens, elle  consiste à préserver leur foi (din), leur âme (nafs), leur intellect (al-aql), leur progéniture (nasl) et leurs biens (māl). Tout ce qui garantit la préservation de ces cinq intérêts est souhaitable, et tout ce qui leur nuit est un mal qu’il faut chasser ». Serions-nous donc le mal ?

C’est donc au nom d’Allah, que certains s‘engagent dans une guerre en Syrie dont l’objectif primaire n’est plus celui de briser  le système totalitaire d’Hassad, mais celui d’installer en Syrie le régime de la Charia. Alors pourquoi aidons-nous ces terroristes qui violent,  tuent, prennent des otages et qui mettent aussi ce pays à feu et à sang d’autant plus que le plupart sont « étrangers ». Sommes-nous cohérents ?

Cette guerre qui est réputée comme n’étant pas la leur,  et qu’on leur conteste,  il n’y a pas si longtemps nos dirigeants voulaient s’y engager avec des moyens militaires,  et si j’ai bien compris, du même côté, que celui pour lequel ces jeunes s’engagent.

"Nous les combattrons, nous les combattrons, nous les combattrons", a martelé le chef de l'État au sujet des djihadistes qui rentrent en Europe après avoir combattu en Syrie. "Tout le gouvernement est mobilisé pour suivre les djihadistes et éviter qu'ils puissent nuire", "notamment lorsqu'ils reviennent en France ou en Europe", a-t-il affirmé, "c'est une lutte de tous les instants". Et d'ajouter que "c'est le sens" du plan d'action gouvernemental présenté en avril pour lutter contre ces filières djihadistes qui va "être amplifié dans les prochains mois".

Sauf que les filières djihadistes  qui luttent contre le régime de Bachar el-Assad, ne  sont plus  du tout liées à l’« armée syrienne libre » (ALS), constituées en 2011 sur la base d'un noyau de déserteurs et de citoyens en majorité issus de la communauté sunnite et mènent leur propre guerre.  .

Les combattants étrangers islamistes qui sont de plus en plus nombreux, sont financés par l'Arabie Saoudite et le Qatar, ils se sont radicalisés.   Selon Aron Lund  dans d’Alternatives Internationales n° 057  de décembre 2012 : « juste avant la création du Commandement conjoint, plusieurs factions aux marges de l'ALS se sont regroupées sous le drapeau d'un Front de libération de Syrie. Ce Front ouvertement islamiste éclipse l'ALS dans certaines régions. Il comprend de puissantes unités comme les Brigades Farouq de Homs, les Divisions Suqour al-Sham d'inclination salafiste à Idleb et l'alliance Ansar al-Islam, qui domine l'insurrection autour de Damas. La plupart des groupes indépendants sur le terrain peuvent se passer du soutien de l'ALS car ils ont d'autres sources de financements, notamment d'organisations caritatives islamiques. Les plus riches parmi celles-ci sont financées depuis le Golfe et dirigées par des prêcheurs salafistes, comme Mohammed Surour Zein al-Abdine, syrien de naissance »

Ce sont ces factions qui recrutent sur notre propre sol.  

 

Il faut donc, pousser la logique  jusqu’au bout, soit on estime que la chute d’Hassad, tortionnaire de son propre peuple, est un objectif prioritaire qui mérite  de sacrifier les chrétiens d’orient et les laïques, au risque d’y perdre notre âme, mais dans ce cas,  il faudra  donc donner une retraite d’anciens combattants aux djihadistes Français qui vont combattre contre lui, soit comme Obama on décide de ne rien faire. Ou de laisser la Russie agir à notre place.  

Faut-il  choisir entre Belzebuth et Satan, (Iblis  chez les musulmans), nos dirigeants sont-ils atteints de schizophrénie précoce dont l’un des troubles est la « dissociation » ce qui est comme chacun sait,  la capacité à nier la réalité et à agir contre son propre intérêt ?

 

Comment peut-on soutenir ces groupes islamistes radicaux en Syrie qui mènent un djihad bien réel contre les mécréants et les juifs et les combattre sur notre sol, au Mali et ailleurs ?   Expliquez-moi je n’ai pas tout compris.

 

Roland Pietrini

 

A lire:  http://www.athena-vostok.com/a-propos-du-djihad-est-ce-cela-qui-nous-attend

 

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04/06/2014
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