ATHENA-DEFENSE

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Mon analyse après le premier tour

Mon analyse :

 

En essayant de sortir un peu, des sentiers battus et des commentaires sans cesse rabâchés, je me prête volontiers au jeu de la réflexion, étant entendu que cela n’engage que moi.

 

Les résultats du premier tour, sauf à constater que les instituts de sondage ont démontré une nouvelle fois leur approximation, ce qui est après tout dans l’ordre des choses, sans quoi les élections seraient inutiles sont conformes à ce que l’on pouvait en attendre.  

 

On peut constater deux ou trois tendances fortes.

 

La première, celle  d’une forte proportion des électeurs qui votent, non pas en fonction
d’un programme et d’une perspective basée sur une analyse de la situation dans aquelle se trouve notre pays, mais qui votent en fonction d’un rejet. Moins un rejet du président en place, après tout il a résisté, il n’est qu’à 1.5 d’un parti socialiste qui pavoise à mon avis un peu vite, j’y reviendrais.  Mais plus par un rejet des institutions et d’une Europe incapable de les protéger d’une mondialisation menaçante et dans aquelle nous nous sentons désarmés.

Ces électeurs ont tendance à se partager entre deux tendances. Une tendance qui voue aux gémonies, je cite en vrac,  les patrons (lesquels ?), Les riches (Qui ?) La finance (Quoi ?) Mais qui conserve en gros l’Europe des technocrates. C'est-à-dire le front de gauche et les verts plus les micro
machins genre Poutou et  Arthaud avec un Mélenchon tribun et grande gueule mais dont la révolution fait pschitt, puisque dès les résultats connus,  c’est un ralliement au parti socialiste qui prévaut, en résumant son programme par un seul mot d’ordre « il faut dégager Sarkozy ! Ce qui comme programme est un peu faible.  Et la dette dans tout cela ? Lorsque l’on promet un smig à 1700€ ? Un recrutement massif de fonctionnaires, une renationalisation massive comme en 1981. On a vu ce que cela a pu donner.

 

 

La seconde tendance des ses électeurs de rejet est marquée par le choix FN. Ceux-ci ont tendance à croire qu’un retour au protectionnisme résoudra les problèmes.  La fermeture des frontières, les barrières douanières, l’immigration zéro, plus de gendarmes et de policier, bref une France "bleu blanc rouge", avec Marine au pouvoir, qui gouvernerait avec qui ? Un budget de la défense préservé,
mais une interrogation de fond, comment faisons-nous pour financer ? Et comment rembourser une dette calculée avec un retour au franc nécessairement dévalué.

 

Ces deux blocs d’électeurs représentent à aux seuls plus de 30%, c’est très important. Les mépriser pour les uns, les diaboliser pour les autres seraient une faute. Bien au contraire il faut qu’ils puissent entrer dans le jeu démocratique et je pense singulièrement au FN  auquel on doit une représentation nationale.  Confronté à de vraies responsabilités  ces partis reviendront à des réflexions plus conformes aux réalités. Leur permettre d’exister c’est aussi leur permettre d’éviter le jeu des alliances qui ne satisfont aucun de ses  électeurs. C’est aussi parce que nos institutions sont obsolètes que l’on peut voir surgir à chacune des élections des  tendances antédiluviennes d’un autre monde celui des trotskistes, des communistes, des croix de feu. 

 

La troisième tendance est celle des électeurs ayant voté pour les partis traditionnels, ceux qui ont gouverné la France depuis les débuts de 5° république. Peu ou prou ils ne représentent plus que 60 % partagés en parts égales, le parti socialiste avec un peu de centre représentant environ 30% .

 

La France est donc devenue ingouvernable, l’implosion des partis traditionnels est inéluctable, puisque qu'ils sont hors jeu.  

Le parti socialiste en interne est partagé en deux, entre les pro-européens et les anti-européens, entre la tendance social-démocratie jouant le jeu de la finance  et des grands marchés et la tendance  protectionniste.  Une constance : une croyance en un état souverain à base de plus de fonctionnaires, un mensonge, celui de faire croire à un maintien possible d’acquits impossibles à maintenir, tel que la retraite à 60 ans, un salaire minimum, un partage du travail, une sécurité sociale universelle, bref
un état  régulateur et répartiteur de richesses qu’il faut prendre là où serait les mines d’or, les entreprises et « les riches ». C’est stupide, anti-productif  et mensonger et surtout intenable devant les réalités d’un monde qui a changé.

 

Enfin un parti "droite molle", qui fait du social en serrant la vis, qui agite certaines peurs sans proposer de réelles solutions, qui vitupère et brouillonne, qui légifère sans cesse et qui se
disperse, qui est meilleur à l’international que dans son propre pays, qui  communique mal, qui manque de constance, et qui pourtant a commencé un travail de réforme de fond, qui a protégé le bateau France d’un coup de tabac en réduisant la voilure, mais sans avoir su créer une adhésion suffisante pour sauver sa peau.

 

Un président sortant qui est certainement meilleur que l’image qu’il a su donner, qui a un talent fou, qui est dynamique et volontaire, qui a le sens de l’état, et qui bosse,  mais qui par certain côté est incroyablement maladroit, coléreux, atrabilaire, ce qui lui va très bien puisqu’il fût atrabilaire amoureux.  Marine le Pen déclare qu’elle ne peut choisir entre la peste et le choléra ? Personnellement je choisis entre le plus compétent des ceux qui restent, entre celui qui a fait ses preuves et celui qui malgré ses défauts à  barré le navire de manière réactive pour éviter de le voir se déchirer sur les rochers. Entre deux incohérences je choisis la moins pire, entre deux compétences, je choisis celle que l’on a vue à l’œuvre, non, décidemment, je ne change pas de capitaine alors que les grains se succèdent, je préfère m’accrocher au navire commander par un vieux loup de mer, plutôt que de le confier à un capitaine de pédalo.

 

 



24/04/2012
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