ATHENA-DEFENSE

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Où est le rêve? où est le changement?

 

Les sujets ne manquaient pas et pourtant je suis resté silencieux,  il faut parfois savoir marquer une pause et se taire puisque, l’actualité politique, l’actualité internationale, donnaient aux commentateurs tant de prétextes à commenter. Et puis, il faut le reconnaitre, j’avais peur de me répéter, d’ajouter mon pessimisme au pessimisme ambiant et j’avais dans mon dernier article suffisamment évoqué le changement de langage d’un gouvernement immobile et par trop frileux face à une crise qu’il qualifiait de « gravité exceptionnelle » avec un peu de retard pour ne pas tirer sur l’ambulance..

Alors le direz-vous faudrait-il se taire ? Je n’arrive pas à m’y résoudre, lorsque je  vois s’agiter un ministre celui du redressement durable, (le titre est savoureux) auprès de syndicats qui tentent de maintenir des ouvriers qui se savent condamnés par des actionnaires sur lesquels l’Etat ne peut avoir aucun effet, surtout après avoir tenu un langage d’une stupidité rare en s’attaquant à ceux,  qui justement détiennent le fric.. Et oui ce mot qui fait si mal à cette gauche qui fait semblant de mépriser ce fric  qui est détenu, il faudra bien s’en convaincre un jour par les riches, encore un gros mot pour cette gauche, mais imaginons une France sans grand patron, sans grands investisseurs, pire sans attraits pour les investisseurs étrangers.

 

Autre paradoxe, pour ceux qui en fin de mois verront leur fiche de paye en nette diminution, ceux qui comptaient justement sur les quelques heures supplémentaires pour arrondir les fins de mois.. Ceux-là même qui justement ne sont pas riches ! La gauche confond la justice et l’équité. La justice est souvent aveugle, grossière, l’équité s’adresse à l’individu pas aux masses. « La justice et l'équité diffèrent en ce que celle-là juge suivant la lettre de la loi, et que celle-ci juge suivant l'esprit dans lequel la loi est censée avoir été faite. » Condillac 1767.

 

Une gauche au pouvoir, qui a tous les pouvoirs, à la tête de laquelle un président qui fut élu par défaut devrait régler ses problèmes internes avant de régler les nôtres. Qu’y a-t-il de commun entre les verts et les socialistes ? Le front de gauche et les socialistes ?  Et pourtant ils font semblant d’être ensemble mais se paralysent et se  fragilisent et après avoir détruit ce que le précédent quinquennat avait difficilement réformé, ils bâtissent sur du sable, et se déchirent à propos de l’Europe, du budget, du déficit, de la politique de l’emploi. Il n’y a aucune vision à long terme, aucun Yes we can.  Une politique étrangère inaudible, illustrée par un petit discours d’un président Hollande à l’ONU représentant d’un petit pays devenu normal, incapable de s’engager clairement,  d’avouer notre action devenu indispensable au Mali et ailleurs. J’ai patienté, attendu, observé, il faudrait un miracle pour que je croie à un « changement maintenant », il y a des slogans cruels, ils finissent toujours par se retourner contre leurs auteurs.

 

 



27/09/2012
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