ATHENA-DEFENSE

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Programme du Front de gauche en matière de défense

Programme du Front de gauche en matière de défense

 

La France reste une puissance militaire de premier plan, membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, qui consacre près de 2% de son PIB à ses dépenses de défense, dispose de l'arme nucléaire et déploie des militaires professionnels sur des terrains extérieurs. Mais sa souveraineté est de plus en plus limitée du fait des choix des Présidents de la République successifs depuis quinze ans.

La décision du président Sarkozy de réintégrer les structures de l'OTAN est l'aboutissement d'un processus d'alignement militaire mais également idéologique sur les Etats-Unis. Elle fait prévaloir les alliances de blocs sur le multilatéralisme.

La stratégie de défense de la France intègre désormais le concept de sécurité globale, qui supprime la distinction entre "intérieur" et "extérieur" pour mieux servir une politique ultra-sécuritaire dans nos frontières. Cette extension de la surveillance va de pair avec la privatisation de secteurs entiers de l'appareil sécuritaire. Cette politique est accompagnée d'une action de soutien à l'exportation des armements offensive, conduisant à l’augmentation des exportations d'armes.

Enfin, le contrôle parlementaire sur les interventions extérieures de la France reste très modeste.

Propositions :

Mesures d’urgence :

- donner un coup d'arrêt aux privatisations de l'industrie de l'armement et de l'appareil de défense

- retirer les troupes françaises d'Afghanistan

- agir au plan international pour relancer le désarmement nucléaire et conventionnel (

- rédiger un nouveau Livre Blanc sur la Défense conforme aux nouvelles ambitions de la France. Il faudra notamment revenir sur le postulat selon lequel « la distinction traditionnelle entre sécurité intérieure et sécurité extérieure n'est plus pertinente ».

Premiers axes pour une politique de Défense au service d'une France souveraine dans un système multilatéral à rénover, afin d'assurer l'indépendance de la France et la protection de tous les citoyens

- L'acte fondateur d’une nouvelle politique étrangère et de défense sera le retrait de l'OTAN, d'abord de ses théâtres militaires (coup d'arrêt au processus d'intégration opérationnelle et capacitaire), puis de ses structures militaires et organes politiques. Cette décision veut contribuer à la dissolution de l'Alliance atlantique.

- En matière de politique européenne de défense, la « stratégie européenne de sécurité et de défense » adoptée par le Conseil Européen en décembre 2003 et la Politique Européenne de Sécurité et de Défense Commune (PESDC) du traité de Lisbonne seront abrogées car elles resserrent les liens entre l'UE et l'OTAN. A l'opposé de la mort programmée de l'UEO, la France soutiendra sa rénovation, et principalement celle de son assemblée parlementaire, qui conforte la place des parlementaires nationaux sur ces compétences

- Réaffirmer l’ONU comme seule institution légitime en matière de discussion et de règlement des conflits, et enrayer la multiplication des enceintes informelles qui détiennent la réalité du pouvoir mondial, en marge des Nations Unies, telle que le G7, puis le G8 qui prépare les G20... Ces instances ignorent de fait l'immense majorité des pays en raison de leur faiblesse économique et/ou politique.

- développer le contrôle démocratique de l'appareil de Défense: le pouvoir du Parlement doit être renforcé (vote du Parlement ou de la commission de la Défense préalable à toute intervention extérieure, faire inscrire dans la Constitution le principe de l'intervention militaire dans le cadre de l'ONU et en coalition; contrôle de l'activité du renseignement et de l'exportation d'armements, particulièrement quand il y a transfert de technologies).

- démocratiser la Défense en faisant des militaires des citoyens à part entière (droit d'adhérer à un parti politique, reconnaître le droit syndical tout en encadrant les mouvements collectifs des militaires), améliorer la condition militaire en limitant le recours aux contrats courts et revaloriser la place des personnels civils de la Défense

- limiter les exportations d'armement et contribuer ainsi concrètement à l'arrêt de la course aux armements; Les transferts de technologies doivent être encadrés; les exportations vers des pays qui ne les utiliseront pas de manière offensive devraient être privilégiées. La CIEEMG (Commission interministérielle pour l’exportation des matériels de guerre) sera réformée pour une gestion plus contrôlée des exportations de matériels sensibles

- revaloriser et renationaliser la recherche scientifique à des fins militaires afin d'assurer l'indépendance. L'exploitation civile, c'est-à-dire à des fins pacifiques, des techniques militaires devra être encouragée.

diminuer les dépenses militaires notamment en réduisant la part consacrée à la dissuasion nucléaire (abandon de la composante aérienne), par un effort de mutualisation et de réduction des structures non opérationnelles



15/01/2012
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