ATHENA-DEFENSE

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Raqqa.. Les forces spéciales françaises sont présentes (actualisé)

Belle vidéo d'une destruction par les FS françaises d'un VIED à Raqqa...

 

 

 

 

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Un article de L'Orient LE JOUR  qui décrit assez bine la problématique des Forces Spéciales françaises engagées

 

 

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Depuis plusieurs années, ces unités sont mobilisées sur plusieurs théâtres d'opération. Aujourd'hui, elles sont en première ligne dans les trois pays, même si Paris reste discret sur le sujet.

Recherche de renseignements, libération d'otages, actions rapides et efficaces... autant de missions sur lesquelles les forces spéciales sont mobilisées, dans l'ombre médiatique. Formellement créées en France en 1992 après la guerre du Golfe, ces unités sont actuellement dirigées par le général de division Grégoire de Saint-Quentin, qui a notamment été à la tête de l'opération Serval au Mali. Pour ce général, l'ADN des forces spéciales est de « gérer l'incertitude » des missions qu'elles mènent. Actuellement, environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays différents, sur un total de 2 500 hommes en activité. Mais d'ici à 2019, dans le cadre de la « loi de programmation militaire », ces forces devraient compter jusqu'à 4 000 militaires, entraînés et prêts au combat.


Dans l'imaginaire collectif, les forces spéciales sont un groupe homogène, indivisible. L'image de la masse de muscles est pourtant bien éloignée de la réalité. Dans les forces spéciales, on recrute avant tout pour l'intelligence et les capacités mentales. Ces militaires d'élite composent le Cos, le Commandement des opérations spéciales, dépendant directement du chef d'état-major des armées (Cema), le général Pierre de Villiers. Le Cos a été créé dans l'optique de pouvoir rapidement rassembler des capacités militaires spécifiques pour chaque mission et d'en minimiser le risque d'échec. Lors de chaque déploiement des forces spéciales, le Cos constitue les unités projetées à partir de régiments différents, habitués à travailler ensemble en permanence. Tant dans l'armée de l'air que l'armée de terre ou encore la marine, ces hommes ont chacun leur spécialité comme le renseignement en terrain hostile ou le combat direct. C'est cette possibilité de moduler à l'envi chaque déploiement de forces spéciales qui fait la puissance de ces unités de choc, de plus en plus employées par le gouvernement de François Hollande pour les opérations extérieures et entourées d'un certain mystère entretenu tant dans leurs rangs que dans l'ensemble de l'armée française.

Une mobilisation croissante
Si leurs missions restent discrètes, elles ne sont pourtant pas clandestines, comme le sont par exemple les actions de la DGSE, le renseignement extérieur. En toute situation, le chef de l'État doit pouvoir revendiquer leur action au nom de la France. Ces deux dernières années, les forces spéciales ont particulièrement été remarquées notamment au Mali pour leurs actions ciblées contre les groupes jihadistes au Sahel. Sur ces opérations, la « Task Force Sabre » misait sur l'efficacité d'une part de la chaîne de commandement limitée aux autorités politiques, aux chefs militaires à Paris et aux opérateurs sur place, d'autre part sur la coopération entre les services de renseignements et des capacités tant aériennes que terrestres sur le terrain. Régulièrement appelées pour des missions à l'étranger, les forces spéciales sont vues par certains comme un moyen de substitution aux forces conventionnelles. En Irak, en Syrie et en Libye, de nombreuses forces spéciales sont aujourd'hui impliquées dans la lutte antiterroriste afin de venir en aide aux forces locales qui combattent l'État islamique (EI). Un journaliste français récemment revenu de Libye, qui requiert l'anonymat, a pu parler avec des gradés libyens à propos de ces forces. S'il affirme que les Français sont dans ce pays pour faire du conseil auprès des forces locales, comme en Irak ou en Syrie où ils leur enseignent les rudiments de la guerre, les Anglais, eux, prennent part directement aux combats. Dans une vidéo tournée en Libye, on voit un véhicule-suicide de l'EI foncer sur des troupes libyennes et un tir de lance-roquette le faire exploser en route. Le soldat qui tient la caméra se retourne en filmant, alors que tout le monde crie de joie, mais le tireur s'avère être un homme des forces spéciales britanniques, clairement identifiable sur la séquence filmée.

 

(Pour mémoire : Des forces spéciales françaises en Syrie pour conseiller des rebelles arabo-kurdes)

 

Formation et conseil
Actuellement, ces missions de conseil chapeautées par le Commandement des opérations spéciales consistent à mobiliser des militaires expérimentés sur le terrain auprès des Kurdes d'Irak ou de Syrie. Le 9 juin, le ministère français de la défense reconnaissait la présence des forces spéciales françaises auprès des Forces démocratiques syriennes (FDS) du côté de Manbij en Syrie. Officiellement, ils sont là-bas pour du conseil. Ces hommes forment en effet les militaires au maniement des armes dernier cri et aux techniques de la guerre moderne, asymétrique, où « l'ennemi » n'est plus retranché derrière une ligne de front délimitée. Alors que les forces spéciales continuent leur formation et leur accompagnement des Kurdes et rebelles du FDS contre l'EI dans le nord de la Syrie, Damas a condamné leur présence ainsi que celle des forces spéciales allemandes dans la région. Pour le régime syrien, il s'agit là d'une « agression évidente » contre la souveraineté et l'indépendance de la Syrie. En Libye et en Irak, le rôle des forces spéciales françaises est différent et ne se cantonne pas à du conseil. Après la révélation par le quotidien Le Monde en février dernier de la présence en Libye de militaires français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé l'ouverture d'une enquête pour « compromission du secret-défense ». Dans un article publié dans le magazine français Le Point, le journaliste spécialiste de la défense Jean Guisnel écrit que « la mission première de ces troupes pourrait être de maintenir le contact avec le gouvernement libyen reconnu, lui fournir du renseignement, peut-être des armes ou des moyens de communication, voire faire le lien avec d'autres nations ». En Irak, près de Mossoul, les forces spéciales sont, elles, aux côtés des peshmergas kurdes jusque sur la ligne de front, pour les aider à déminer des explosifs et à manier des canons de 20 mm que la France livre à ces combattants qui luttent contre les jihadistes de l'EI.

 

La limite de l'engagement
Les forces spéciales étant de plus en plus mobilisées dans la guerre menée actuellement contre le terrorisme en Irak, en Syrie ou en Libye, leurs besoins matériels évoluent sans cesse. Le 1er juin à l'Assemblée nationale, la commission de la Défense nationale et des Forces armées (sous la présidence de la députée Patricia Ada) auditionnait le général Grégoire de Saint-Quentin. L'objectif de cette séance était de faire un point sur l'évolution des forces spéciales et sur l'avancée de leur renforcement, prévu par la loi de programmation militaire. Le général y déclarait que « les forces spéciales, comme le livre blanc le soulignait déjà, continuent de s'imposer comme une capacité de premier plan ». Malgré leur affirmation sur le terrain, le général a souligné le besoin pour ces forces d'évoluer afin de répondre plus efficacement aux menaces. « Nous réfléchissons, au sein du ministère, aux adaptations nécessaires pour pouvoir acquérir des équipements plus rapidement, et pour certains de manière plus discrète, afin de maintenir une supériorité opérationnelle dans un contexte général de prolifération des technologies et des équipements militaires ou duaux. » Car la guerre aujourd'hui est en partie une affaire de technologies, « il peut arriver que pour faire face à un mode d'action adverse, nous ayons besoin ponctuellement de nous doter d'équipements spécifiques, sans que nos adversaires puissent en être informés », a-t-il ajouté.


Ces besoins d'évolution soulignent que si les forces spéciales sont une force majeure et indéniable de l'armée française en 2016, elles ne peuvent résoudre à elles seules les conflits sur lesquels elles sont mobilisées. Néanmoins, elles restent tout de même un atout militaire et politique important pour la France. Après les attentats du 13 novembre qui ont endeuillé la France, le président François Hollande a revêtu l'image d'un véritable chef de guerre et a mis un point d'honneur à lutter contre l'État islamique, s'appuyant en particulier sur l'action des forces spéciales. Ce virage politique a été le déclencheur d'une série de bombardements sur les fiefs de l'EI en Syrie et de l'intensification, depuis, de l'aide en conseil et formation auprès des peshmergas kurdes.

 

 

 

 

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19/11/2016
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