ATHENA-DEFENSE

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Sangaris et Louvois. Les misères de notre défense… Est-ce une info ?

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Depuis le début de l’opération Sangaris, les « spécialistes » notent que l’équipement et la logistique a fait un bond en arrière par rapport à ce qui était observé en Afghanistan. C’est à se demander si il est nécessaire de faire une guerre de pauvre pour une guerre chez les pauvres. Cet état de fait devrait intéresser nos parlementaires.

 

La liste n’est pas exhaustive,  qu’on en juge.  Selon l’excellent blog ligne de défense de Philippe Chapleau, l’ordinaire ne s’améliore pas à Bangui. «  le terme "spartiate" devra figurer en tête des adjectifs à utiliser pour décrire l'état des emprises où ils seront logés et nourris. » Selon certains témoignages, «  les budgets limités et la lenteur de décision et d'exécution, font que  les effets ne se sont toujours pas fait sentir à Bangui et encore moins dans le Nord où patrouillent les troupes françaises. Il convient  d’ailleurs de s’interroger sur l’état sanitaire des troupes ?  Le groupe eau avec ses  Unités Mobile de Traitement de l’EAU (UMTE),  du 3° régiment du génie arriverait à Bangui. Il est temps.

Le général Soriano le reconnaît, les conditions sont dures. Moins dures que dans les camps de réfugiés il est vrai, mais une armée moderne doit-elle subir de telles contraintes.

Pire encore, le patron de Sangaris et   le ministère de la défense ont refusé de chiffrer l'ampleur des conséquences de.  Louvois qui  continue à a faire des victimes.  Le mot est faible.  Selon une évaluation de l'armée de terre, relayée par Jean Marc Tanguy en date du 3 Avril 2014,  Ce sont 1.500 de ses militaires basés en Centrafrique qui sont touchés. « Soit la quasi-totalité des ressortissants de l'armée de terre en Centrafrique. A contrario, des personnes de retour de Bangui continuent à percevoir l'ISSE comme s'ils étaient à Bangui. »  sur le Facebook de "Infos Des Milis": on peut lire entre les lignes.  « deux douches en fonctionnement pour tout le camp de l’aéroport de Bangui, - une logistique insuffisante, - pas de moustiquaires, sauf pour l’hôpital, - du matériel médical hyper contingenté pour des gars soumis aux piqûres d’insectes, aux infections, à des désordres intestinaux béton, - des patrouilles dans des véhicules non blindés, - des soldats en campagne qui dorment dans les camions ou à même le sol, - pendant les missions en dehors de Bangui (+/-2 semaines), 1l d’eau par jour, des rations aux dates parfois dépassées, souvent partagées avec les soldats africains, - des toilettes corporelles faites avec de l’eau récoltée dans des bacs, - du courrier et des colis qui n’arrivent pas, - des connexions téléphoniques rares, - cerise sur le gâteau: Louvois n’ayant pas pris en compte l’opex Sangaris, beaucoup touchent une solde ordinaire…"

Mais le matériel est à bout de souffle. VAB plus que fatigués, patrouille en GBC comme au bon vieux temps, renforcés avec des sacs de sable des gilets balistiques TTA sur les portières en guise de protection..

Il serait temps de  faire le point et de s’en alarmer.  Le général de Villiers si proche des hommes, devrait s’en inquiéter.. Je ne doute pas qu’il ne le fasse.

 



09/04/2014
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