ATHENA-DEFENSE

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Armée de terre, projection 2030, comparaison n’est pas raison.

Armée de terre, projection 2030, comparaison n’est pas raison.  

 

 

 

 

 

 

 

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 Jaguar

 

 

 

Lorsqu’ on regarde de près, la projection 2030 du modèle terre de nos armées et qu’on réfléchit sur les choix qui ont été faits, qui sont la conséquence de plusieurs facteurs tous aussi contradictoires les uns d’avec les autres, nous sommes enclins à nous poser certaines questions.  

 

Les premières d’entre elles, celles qui dimensionnent toutes les autres, sont relativement simples, elles sont de quatre ordres :

-       Celui du dimensionnement face à la menace,

-       Celui de leurs catégorisations dans l’ordre des priorités,

-       Celui de la comparaison par rapport aux choix faits par nos alliées et nos ennemis possibles,

-       Et enfin celui de nos capacités industrielles et financières toutes dictées par l’impératif de vendre à l’export et donc d’offrir à nos armées le choix biaisé d’un matériel soit sous-capacitaire soit surcapacitaire au gré des contingences du marché.  

 

Un cinquième point mériterait à lui seul d’être développé, c’est celui du recrutement et de la gestion des ressources humaines.  

 

Bref, sommes-nous allés assez loin dans notre évolution, ou bien, avons-nous choisi un compromis insatisfaisant plutôt que d’imaginer une vraie rupture capacitaire allant dans le sens d’un renforcement des moyens ?

 

Nous participons aujourd’hui à des conflits de type hybride. Or, les concepts même de guerre asymétriques, dissymétriques ou classiques, sont déjà totalement dépassés. Les guerres que nous menons sont multiformes face à des menaces multidirectionnelles mêlant à la fois des moyens sophistiqués avec d’autres d’apparence plus simples mais hautement complexes dans les manières de les combattre. Nous avons perdu quatre-vingts VAB et VBL depuis notre engagement en Afghanistan, aucun par combat direct, quasiment tous ont été touchés par des mines ou des IED. 

 

 

 

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IED en Irak

 

 

 

Cette constatation de la vulnérabilité de nos blindés a conduit à privilégier la protection au détriment de la mobilité, surtout stratégique, car la conséquence directe est l’alourdissement de ce que l’on continue à dénommer léger.  Un VBCI pèse aujourd’hui environ trente tonnes, alors qu’un AMX10P pesait quatorze tonnes, soit deux fois moins.

 

 

 

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VBCI

 

 

Un Griffon pèsera vingt-cinq tonnes, alors que le VAB, qu’il est censé remplacé, pèse entre treize et quatorze tonnes. Quant au Jaguar qui remplacera les AMX10 RC et autre Sagaie, pèse vingt-cinq tonnes aussi, soit dix et quinze de plus que ses prédécesseurs et le VBMR d’appui léger (les 978 VBMR léger, qui viendront en complément du VBMR lourd Griffon et de l’Engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) Jaguar et qui remplacera une partie des VAB), pèsera tout de même, douze tonnes.

Pour mémoire, l’A400M Atlas ne peut transporter que 25 tonnes ;  soit un seul VBCI sur 4 500 km ou 17 tonnes sur 5 800 km, sa charge maximale transportable est de 37 tonnes.

 

 

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Or, le choix du renforcement de la protection, principale raison de l’alourdissement et celui de la roue sur la chenille fait par l’armée française a aussi ses limites, on l’a vu dernièrement dans les pays Baltes, où nos VBCI ont eu des difficultés. Car en théorie, plus un sol est sec et dense, plus la mobilité sera favorisée pour un véhicule à roues, plus celui-ci est mou et boueux, plus le chenillé aura l’avantage.

 

 

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Mais le sol d’une partie de l’Europe, et singulièrement de l’Europe de l’est ou des Balkans, se prête plus aux déplacements des chenillés à large chenille plutôt que des véhicules à roues.  Souvenons-nous de ces unités entières de la Wehrmacht qui se sont totalement enlisées en 1941 en Russie dans cette terrible « raspoutitsa », une boue poisseuse qui se forme au dégel et dans laquelle s’enfoncent hommes et véhicules.

Si le choix apparait judicieux en raison de nos engagements actuels, il reste hasardeux si demain nous devions nous engager dans un conflit majeur, même limité,  sur un terrain bien moins favorable. Il faut donc faire avec, et cela demande des ajustements.  

 

A ce constat, il faut rajouter que nous avons fait l’impasse sur les capacités de franchissement  de coupure humide, puisqu’aucun de nos engins, y compris ceux dédiés à la reconnaissance,  ne possède la capacité amphibie, alors qu’en Europe on rencontre une rivière, un canal ou un fleuve environ tous les vingt kilomètres ; or ce choix capacitaire n’est pas totalement compensé par le renforcement des moyens pontage du génie dont la contrainte et la mise en place doivent faire l’objet d’une véritable manœuvre tactique à elle seule avec des délais incompressibles. Aucun blindé d’accompagnement et de pontage de type AMX30H poseur de travure (qui n’existe plus) mais qui était pourtant bien utile.

 

Le dernier exercice CIADA 2019 de franchissement sur la Seine qui a engagé 2200 combattants et 349 véhicules en a démontré toutes les difficultés ; il a fallu pas moins de 10 heures pour franchir le fleuve, de quoi attiser l’intérêt de tout ennemi normalement constitué.   

 

Nous sommes et nous serons donc essentiellement tributaires des ponts, tant que ceux-ci existeront, et des routes ou des bonnes pistes ce qui donne à l’ennemi une prévisibilité de nos actions.

 

Ce désavantage tactique n’est pas non plus compensé par une capacité d’appui feu à la hauteur. Le très sérieux Royal United Services Institute (2) a dénoncé récemment la faiblesse de la puissance de feu dont dispose la British Army, jugée incapable de se mesurer à un adversaire comme la Russie.  Or, notre Armée de terre a sensiblement le même volume de pièce que la British Army et ce, en dépit de la qualité du Caesar.  Les futures commande de 36 CAESAR supplémentaires, venant compléter les 77 déjà en service, et aussi compenser le retrait des AUF1, ainsi que les 54 mortiers automoteurs 2R2M ne combleront ni ce trou capacitaire, ni cette faiblesse structurelle. Quant à nos LRU (une douzaine), ils ont de moins en moins de justification tactique, mais de plus en plus une justification stratégique en raison de leur précision et de leur portée avec des contraintes d’emploi devenues complexes et d’une chaine décisionnelle lourde. En quelques sorte un sous-Hadès sans capacité nucléaire. (3)

 

 

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Que dire aussi de la couverture aérienne basse couche qui est exclusivement assurée par nos Mistral-3 à raison d’une seule batterie à deux postes de tirs dans chaque régiment d’artillerie, ceux-ci étant transportés par camion, sans aucune protection, ce qui est particulièrement inadapté à une défense mobile en zone d’insécurité et encore moins d’engagement. La maitrise du ciel devra être totale grâce à nos Samp T Mamba (4) et nos Rafale/Mirage 2000-5.  Est-ce raisonnable de penser que cela sera possible ?

 

Ces remarques, démontrent que nous sommes exclusivement dimensionnés en force de projection pour participer à des conflits de basse ou moyenne intensité limités et que nous avons une sous-capacité de participation à des conflits de haute intensité qui sont cependant non-exclus dans un futur prévisible mais qui nous serons imposés soit directement soit indirectement par le fait des alliances.

 

En effet, nous avons ainsi réduit drastiquement en nombre, nos capacités d’engagement blindé lourd, 200 Leclerc (5) en ligne,  sans réserve aucune,  dont l’engagement va de plus en plus vers un saupoudrage et une force d’appui et de moins en moins dans un engagement de rupture et d’action en concentration.  Son engagement de rupture, s’il était nécessaire, avec un moyen léger tel que le futur VBAE à défaut d’un réel engin chenillé d’accompagnement comme le BMPT(6) russe pose question. C’est une lacune majeure dont on ne mesure pas encore tout à fait les conséquences.

 

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BMPT 3

 

 

Nous souffrons aussi d’un sous-équipement en hélicoptères de combat Tigre et en transport d’assaut avec peu de  Couguar et pas assez de NH 90 et surtout par une absence, désormais historique, en hélicoptères de transports lourds, indispensables à la projection quel que soit le type de conflit.

 

Pour résumer, notre capacité d’engagement est aujourd’hui inférieure à celle que nous avions lors de la guerre froide,  alors que le danger d’un conflit inter-étatique ne peut plus désormais être exclu.

 

 

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Le fameux rapport intéressant l’armée Britannique, déjà cité, qui décrit la potentialité et la puissance de la 4eme division Blindée de la Garde  et ses conclusions alarmistes, est tout aussi valable pour notre armée. Cette dernière dispose, pour un effectif de 12.000 hommes, de 130 canons automoteurs 2S19 Msta et 2S3 Akatsiya de 152mm, et plus de 24 lance-roquette Grad et Uragan. Elle dispose également de 320 T80U, soit deux fois plus que les 160 Challenger 2 en service dans la British Army et ses 63.000 hommes.

 

C’est à se demander comment font les Russes pour construire un outil de défense aussi important avec un budget réputé comme étant inférieur à celui de la France (j’y reviendrai).  La capacité totale de l’armée de terre française est inférieure à celle de deux divisions Russes complètes.  Cela est suffisant pour donner raison à ceux qui considèrent que seule l’OTAN est en capacité de défendre l’Europe.  Quant à cette défense européenne, elle reste un vœu pieux, car la défense de l’Europe ne peut être une ajout de moyens disparates mais bien une volonté  de commandement commun sous la responsabilité d’une seule autorité, ce qui est totalement utopique.

 

À notre niveau, et pour avoir l’avantage, nous nous en remettrons donc à notre supériorité dans le combat collaboratif Scorpion, fruit d’une adaptation de notre armée à gérer la pénurie des moyens par une supériorité opérationnelle où « l’intelligence » pallie l’indigence.

 

Cette capacité Scorpion, loin d’être négligeable,  concoure à l’optimisation de nos moyens, mais à partir d’un certain nombre - une certaine masse critique - l’ennemi aura toujours l’avantage. À 10 contre 1, l’ennemi finit toujours par avoir raison,  surtout si celui-ci progresse aussi dans l’intégration de ses moyens et la capacité au brouillage et à la cyberattaque brouillant toutes les communications aussi durcies fussent-elles.  

 

 

C’est d’ailleurs la préoccupation du CEMA qui parle ouvertement du besoin de muscler l’Armée Française, car ce qui est vrai pour l’armée de terre, l’est aussi pour la Marine en manque de frégates, pour l’Armée de l’air en manque d’avions de chasse.

 

En terme de volume, l’armée de terre française sera constituée,  nous dit le général Bosser « de 2 divisions à trois brigades interarmes soit 6 brigades dont deux brigades de haute intensité, équipées du char Leclerc rénové, de deux brigades médianes équipées des blindés Jaguar et Griffon, qui constituent le cœur de Scorpion, et de deux brigades légères que sont les brigades parachutistes et d’infanterie de montagne, ce qui  permettra de mener des actions de haute intensité et des actions « ultralégères ». En 2030, (si les budgets sont respectés) c’est-à-dire dans 12 ans, nous aurons 200 chars Leclerc rénovés, 300 Jaguar, 1872 Griffon, 972 VBMR léger, 1060 VBMR léger, 800 VBL régénérés, 109 Caesar, 67 hélicoptère Tigre et 74 hélicoptères NH90TTH. Répartis-en 12 commandements de niveau divisionnaire ».

C’est un outil cohérent mais relativement léger et sous-calibré à l’aune d’un combat de haute intensité. D’autant plus que nous ne serons jamais capables d’engager la totalité de nos brigades à 100% de leurs moyens et cela est aussi vrai pour les autres armées.  Or nos réserves sont homéopathiques notre problème de NCO est inquiétant et par conséquence,  la résilience qui va avec.

Si on prend l’armée de terre russe comme référence, en raison de sa vocation essentiellement offensive, le ratio des forces armées de la fédération de Russie qui n’a pas foncièrement changée par rapport à l’Armée rouge est de 3 pièces d’artillerie pour un char, soit pour 1000 chars, 3000 pièces d’artillerie et de LRM.

 

Les forces occidentales dont les forces terrestres françaises ont à l’inverse un ratio de 0,5 pièces d’artillerie pour 1 char. Ce ratio est aussi vrai pour la protection sol-air, les hélicoptères de combat, ceux de transport.  A elles seules, les 3 divisions blindées, les 16 divisions de fusiliers motorisés et 6 divisions d’ artillerie de première ligne, avec ses  45 brigades d’appui, les 9 brigades de missiles, 13 d’artillerie (dont 4 de fusées), 9 de défense antimissile, 1 du génie, ainsi que les 7 brigades de forces spéciales, 3 de guerre électronique et une de reconnaissance, possèdent une masse suffisamment critique pour mettre en difficulté n’importe quelle coalition de l’OTAN.

 

Si nous devions mettre en parallèle ce ratio  russe pour une armée terrestre française type  2030, nous devrions avoir pour une masse blindée de 200 chars Leclerc, 400 engins blindés chenillés avec tourelle Jaguar  en accompagnements des chars,  600 pièces d’artillerie dont des LRM à portée intermédiaire entre 50 et 80 km, 100 postes de tir Mistral-3 mobiles et sous- blindage, 120 hélicoptères Tigre et 100 Hélicoptères de transport et d’assaut dont 20 seraient de type moyens/ lourds comme le Chinook et ce,  pour ces deux seules brigades devenues divisionsdites de haute intensité. Or,  nous en avons les moyens industriels et probablement financiers, cela est juste une question de choix.

 

Dans ces conditions, il serait cohérent de revenir au questionnement de mon introduction

 

-       Le dimensionnement face à la menace, est-il judicieux ?  

 

Oui, si nous réfléchissons en termes d’alliance, non, si nous souhaitons peser plus au sein de cette alliance. Le constat est que nous restons tributaires des moyens que les autres possèdent et que nous n’avons pas, en Europe et auprès d’autres forces, comme aux Etats-Unis.

 

-       La   catégorisation des priorités, a-t-elle ou est-elle tout autant judicieuse ?

 

Oui, puisqu’on ne peut mettre en doute la capacité de nos Etats-majors à faire les meilleurs choix possibles en raison des contraintes budgétaires qui sont les leurs. Non,  ou de manière imparfaite car le choix de faire du « léger trop lourd » en faisant l’impasse sur les appuis (blindés, artillerie, génie, protection sol-air et appui 3D, y compris les drones) est pour le moins risqué.

 

-       Avons-nous suffisamment comparé nos choix face à ceux faits par nos alliées ?

 

Pas suffisamment, même si nos choix sont en qualité souvent comparables ou supérieurs aux leurs, nous ne savons qu’imparfaitement les « vendre » ainsi que nos concepts, face à l’OTAN à dominante américaine qui impose ses normes. L’industrie doit aussi mieux s’adapter aux besoins réels de nos armées et pas l’inverse et « se battre » en utilisant les armes de la concurrence y compris celles du dénigrement et de la désinformation.

 

-       Nos capacités industrielles et financières sont-elles dictées par l’impératif de vendre à l’export et donc d’offrir à nos armées le choix biaisé d’un matériel soit sous-capacitaire soit surcapacitaire au gré des contingences du marché ?

 

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Frégate de défense et d'Intervention

 

 

Certainement oui. Le fiasco des FREMM en est un exemple.  Alors qu'initialement le gouvernement français avait prévu de commander 17 frégates pour un coût de 6,5 milliards d'euros, le ministre de la Défense Hervé Morin annonce, le 9 octobre 2009, la révision du programme à seulement 11 bâtiments pour un coût de 7 milliards, soit une augmentation de 382 à 636 millions d'euros par unité. Le prix unitaire d'une FREMM revient finalement à 670 M€. Or nous en avons obtenu que 8 (6 ASM et 2 AVT) durant 6 ans pour un montant de 4,19 milliards d'euros. Comment construire 8 navires pour le prix de 11 en raison d’un objectif uniquement industriel  de construction de frégates plus légères de type FDI ?  Nous avons la réponse.  Cet exemple pour la marine pourrait être dupliqué pour beaucoup de programmes majeurs.

 

-      Quant au cinquième point celui des ressources humaines, il mériterait à lui seul d’être aussi largement développé.

 

Alors que la France est secouée par une crise sociale majeure, le défi du recrutement, de la formation, de la gestion et de la fidélisation des ressources humaines dans les armées sont d’une importance capitale, l’armée vaut par la valeur de ses hommes.

Je crains que les soldats largement sous contrats, cadres compris, formés dans des spécialités parfois rares pour lesquelles ils sont plutôt bien instruits ne soient attirés par d’autres métiers  similaires plus rémunérateurs afin de trouver ailleurs plus de considération et de valorisation.  C’est le cas des pilotes d’hélicoptères de l’ALAT qui sont attirés par la gendarmerie.   

 

Les Armées offrent de moins en moins des rémunérations et des perspectives de carrière attractives ainsi que des justes compensations aux contraintes inhérentes à ce métier si particulier qui demande ne l’oublions pas,  jusqu’au sacrifice suprême.  

 

Mais puisque comparaison n’est pas raison, il convient de rester prudent autant dans le diagnostic que dans la description d’un outil militaire terrestre qui se voudrait plus performant.

 

Il n’en reste pas moins que la question posée le 16 octobre devant les sénateurs par le général Lecointre, chef d’Etat-major des armées « "La masse sera-t-elle suffisante à l'horizon 2030, au regard de l'ambition que nous nous sommes fixés et de l'accélération de la dégradation des relations internationales ?" est désormais posée et ne peut être éludée.

 

Ce questionnement ne peut se limiter au simple constat ou au satisfecit des progrès amorcés, mais mener à une réflexion profonde face au réel et  sur la nécessité désormais impérieuse  de mettre du muscle sur les os... 

 

À suivre…

 

 

 

 

 

 

Roland Pietrini

 

 

(1) Roland Pietrini anime le Blog Athéna-défense, auteur de « Vostok, missions de renseignement au cœur de la guerre froide » et de « Piège au Levant », consultant senior dans le domaine de la défense.

(2) https://www.meta-defense.fr/2019/11/29/un-rapport-denonce-la-faible-puissance-de-feu-de-larmee-britannique/

(3) Le missile Hadès est un ancien missile sol-sol nucléaire tactique (à courte portée) mobile français, démantelé depuis 1997

(4) En 2009, il était prévu que l'armée de l'air en équipera ses cinq escadrons de défense sol-air (EDSA) aux bases aériennes de Luxeuil, Mont-de-Marsan, Avord, Saint-Dizier et Istres. Chaque escadron de 130 hommes reçoit deux « systèmes » SAMP/T, qui forment chacun une section de tir. L'escadron sera ainsi composé d'un centre de coordination, de deux sections de tir et de lancement (STL) et d'une section de soutien. L'armée de l'air s'est engagée à pouvoir fournir en permanence 40 % de ses moyens - soit deux escadrons - à l'armée de terre pour protéger un éventuel déploiement à l'extérieur. Il faut 20 rotations d’Atlas pour un seul escadron. Alors qu’il était prévu douze systèmes et 575 munitions, la commande actualisée après la loi de programmation militaire de 2013 se porte à dix systèmes, et 200 munitions Aster 30 ; le premier système a été livré en 2007 et le dernier en décembre 2015 et le nombre d'EDSA est alors de 4. En 2018, 8 unités sont en service

(5) En 2010, le nombre de chars Leclerc en dotation dans les forces s'élève à 254, (158 série 2 et 96 série 2.1) dont 240 chars projetables destinés à remplir le contrat opérationnel avec quatre régiments de 54 Leclerc. Fin 2017, Nexter annonce39 la modernisation de 200 chars Leclerc de l'armée Française et des 18 chars de dépannage (DLC). En 1993, la direction générale de l'Armement tablait sur 650 chars de combat pour un budget total de 39 milliards de francs français de l'époque, hors engins de dépannage et porte-chars

(6)  Le BMPT est un véhicule de combat d'infanterie en combat urbain et d'escorte russe basé sur le châssis du char de combat T-72,il est fortement armé.  (2 canons 2A42 de 30 mm, 4 missiles 9M120-1 Ataka). Il qui passe par la suite au chassis Armata. Présenté en 1997 il est actuellement proposé à l'exportation par la Russie. Son nom signifie : véhicule de combat de soutien de chars.

 

(7) En 2009, 23 divisions ont été réorganisées en 85 brigades :

40 brigades interarmes : 4 brigades blindées, 35 brigades de fusiliers motorisés, et une brigade de forteresse. Chacune d’elles comprend en outre deux bataillons d’artillerie et un de lance-roquettes multiples, un bataillon de missiles antiaériens, un bataillon d’artillerie antiaérienne, un du génie militaire, un de transmissions, un de maintenance et un de logistique, et une compagnie de reconnaissance. 45 brigades d’appui : 9 brigades de missiles, 13 d’artillerie (dont 4 de fusées), 9 de défense antimissile, 1 d’ingénieurs, 7 brigades de forces spéciales, 3 de guerre électronique et une de reconnaissance, celle-ci basée à Mozdok (Caucase-Nord).

 

 

 

 



18/12/2019
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