ATHENA-DEFENSE

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Vache maigre et effectifs...

 

Deux informations relayées par Jean Guisnel de l’hebdomadaire  Le  Point et  par

Jean Dominique Merchet de Marianne révèlent que dans l'annexe de sa lettre de cadrage, Matignon annonce une suppression de 30 % des avancements au choix prévu en 2013. C'est-à-dire que le tiers des promotions au grade supérieur - à tout le moins celles qui ne dépendent pas mécaniquement de l'ancienneté - ne se produiront pas. Au risque de défavoriser le corps des sous-officiers et notamment les jeunes, puisque seuls ceux-ci ne doivent leur avancement qu’au choix à condition d’avoir réussi les examens indispensables. Une partie de l’avancement des officiers se faisant pour partie à l’ancienneté et au choix. 

 

Sous le précédent un plan suppression entre 2009 et 2015 de 54 000 postes avait été annoncé.  La défense perdra comme prévu dans ce cadre 7 234 postes en 2013. seuls la DGSE et la Cyberdéfense en sont exclues.

 

Mais selon Jean Guisnel que je cite : « les engagements de l'État étaient très clairs et ont été répétés à maintes reprises. Cette diminution d'effectifs devait permettre de "revaloriser" la condition militaire. En clair : augmenter les soldes de bas en haut de l'échelle hiérarchique en affectant à ce mouvement environ la moitié des sommes économisées par les suppressions d'effectifs. En 2010, par exemple, 186 millions d'euros d'économies avaient permis d'affecter 100 millions à la revalorisation de la condition militaire. À cette mesure salariale s'ajoutait une "repyramidation" des carrières, à savoir une accélération des promotions, une élévation du taux d'encadrement, avec davantage d'officiers, de sous officiers et de "petits gradés" chez les engagés volontaires. Or Jean-Marc Ayrault est explicite. Ce mouvement de "repyramidage" est stoppé et repart en marche arrière vers un "dépyramidage", donc une réduction du taux d'encadrement. Crûment, il s'agit d'un blocage du tableau d'avancement dans toutes les armées. Citation de la lettre de cadrage, qui annonce explicitement qu'il s'agit d'un début : "Afin de dépyramider la structure de ses effectifs, le ministère de la Défense réduira de 30 % les volumes d'avancement au choix de ses personnels militaires en 2013 »

 

La question est donc posée. Si ce « dépyramidage » touche la tête c'est-à-dire le surplus d’officiers supérieurs et de généraux cela peut être favorable, mais ce qui se dessine c’est plutôt un amincissement par le bas, ce qui donnera éventuellement des résultats à long terme. En attentant on gèle de 1500 postes dans l’Armée de terre le recrutement. C'est-à-dire que la coupe s’effectue dans les forces vives et notamment l’Infanterie qui ne peut aligner plus que 400 sections c'est-à-dire le nombre d’homme que les Allemands avaient accordé lors de l’Armistice à une armée française battue.. Autre temps certes, mais aujourd’hui l’infanterie française pourrait à peine contribuer à vaincre une petite armée nationale en coopération avec les autres armes et armées (Air- marine) Autrement dit, nous pouvons contrôler le quartier de Sadr City à Bagdad. Ce n’est pas moi qui le dit mais Michel Goya  Colonel Directeur à l’Irsem et stratège respecté.  

 

Or la hiérarchie militaire ne semble nullement prête à se battre contre le politique, comme le montre l'acceptation d'une mesure discrète de suppression pour la seule année 2012 de 2034 postes d'engagé dont le recrutement était préparé depuis la fin de 2011 et qui ne seront pas effectués.

 

Question : les autres ministères sont-ils touchés de la même façon ?

Question : Jusqu’où ira le démantèlement de notre outil de défense ?

Question : Existe-t-il de la part de nos politiques une vision à long terme ?  Et plus grave notre Etat-major  en est-il complice ?

Question : Pourquoi ?

 

 

Alors vous avez dit vache maigre?



07/09/2012
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