ATHENA-DEFENSE

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Garde nationale, ce que j'en disais

Le 23 janvier 2010 j'avais écrit l'article suivant, lu à l'époque par 43 personnes, c'est à dire personne..  Par honnêteté intellectuelle je ne l'ai en rien modifié. Chacun comprendra à la lecture des événements d'aujourd'hui que cette nécessité se fait urgente. Mais il faut le dire, il y a pas mal de ménages à faire au sein des ESR, pour les rendre plus opérationnels et privilégier les unités aptes à aller sur le terrain. Cela demande des moyens, un vrai statut et une volonté. Encore un chantier...

 

 

A propos d'une garde nationale et de la réserve..

 

Napoleon_Bonaparte_Lieutenant-Colonel_1792.jpg

Napoléon Bonaparte

en uniforme de lieutenant-colonel du 1erbataillon des Gardes nationaux corses en 1792.

 

La ressource réserve est mal utilisée et surtout mal employée, pour des raisons administratives de gestion certes, mais pas seulement, surtout, pour des raisons de comportements culturels. Nous sommes restés sur des modèles de réserve issus de la conscription, alors qu’il aurait fallu, avec la création d’une armée de métier tourner la page, créer un véritable corps de réserve de type garde nationale, qui eut un rôle si important en 1792. ( Elle fut créée par l'article 12 de la constitution du 24 août 1789, avec la déclaration suivante : « La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée. ») « L’avantage de tous » cela veut bien dire, qu’elle est destinée à remplir des  missions multiples.

 

Encadré par des anciens d’active, et basé sur le volontariat, cette Garde nouvelle et républicaine,  aurait de quoi occuper le surnombre d’officier d’un certain profil,  dont on se saura que faire dans un avenir proche et d’ouvrir la porte à une seconde carrière aux sous-officiers dont la compétence technique est de haut niveau, et qui finissent par être découragés, faute de perspectives claires et de responsabilité à leur hauteur. Ce serait aussi l’occasion de relancer un volontariat attractif. Encore faudrait-il, avoir justement défini des missions, une organisation et des moyens.

 

L’aide humanitaire dite d’urgence, certains phases de stabilisation, le renfort humain d’un certain nombre d’unités, je pense au 519° régiment du train mais il y en a d’autre, en lieu et place de les dissoudre et de perdre des capacités  supplémentaires..  A titre individuel l’utilisation de certaines compétences de réservistes issus de la réserve pure, ou ayant après une carrière militaire acquis une plus-value dans le civil devraient devenir indispensable à une armée d’active à qui on demande beaucoup avec des effectifs et des moyens qui se réduisent.

 

Ce qui est possible en Grande Bretagne, aux Etats-Unis et ailleurs serait-il définitivement impossible en France ?

 

Alors me direz-vous, pourquoi cela ne se fait pas ainsi ? Et bien peut-être parce que là encore comme tant de domaines, il semblerait que les décideurs ne décident pas, mais se contentent de gérer des situations  considérées comme acquises et des systèmes considérés comme palliatifs sans être curatifs… Le problème majeur de notre société est d’ailleurs de comprendre  qui décide en fonction de quelles études, pour quels objectifs ? Mais cela est un autre débat.

Roland Pietrini

23 janvier 2010

 

 

 



17/11/2015
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