ATHENA-DEFENSE

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A propos de la confiance faite aux Chefs...

Je  redeviens sérieux un instant, vous avez raison, et je vous rejoins en bien des points, mais je vous encourage à avoir ce genre de discours à la fois mesuré et lucide auprès de ceux qui ont une toute petite parcelle de pouvoir.. Mais peut-être l'avez vous? Ce devoir de vérité est nécessaire, tout simplement parce que cela est utile.. Vous êtes au cœur du système, vous êtes le système, et vous avez le devoir de tendre à son évolution et donc à son amélioration.. Trop d'officiers, oublient qu'ils ont aussi la mission de prendre en main la destinée de leur institution, parce que votre formation participe à ce satané devoir de confiance légitime faite au chef. Aspect indispensable mais non absolu de l'exercice du commandement.

Lui sait..Lui a des informations que vous ne détenez pas, Lui à une responsabilité, pas vous. Cela n'est pas tout à fait vrai. Les Chefs, (termes générique, qui couvrent un vaste panel du commandant d'unité au CEMA) ont besoin de connaître et pour certains de réactualiser leurs connaissances, et toujours d'avoir l'information juste. L'entourage d'un chef l'isole parfois à son insu de la réalité des choses.. J'ai aussi un devoir de réserve et vous avez raison le GV n'a pas à tout connaître, mais le GV, à connaissance d'aspect intime des réalités, que le porteur de treillis repassé ne peut plus mesurer, et d'ailleurs, incidemment, son grand âge (sourire) comme le mien, lui interdirait de porter le 10ème de ce que doit désormais porter un simple fantassin. Lorsque l'on prend la peine de s'intéresser à ceux qui sont censés porter le « poids » des choses, l'appréciation de la réalité en devient parfois différente, et par conséquence, les décisions qui en découlent. Je vais à mon tour faire effort de pédagogie. Je ne veux pas dire que les chefs ne prennent pas des décisions en connaissance de cause, je veux simplement dire que dans la prise de décision la mesure de certains paramètres dans certains cas lui font défaut, et qu'il est du devoir de son entourage, (appelons cela État-major si vous voulez) de faire remonter l'information. Pas celle uniquement qui Lui fait plaisir, mais l'information telle qu'elle doit remonter c'est à dire débarrassée de son affect, débarrasseé de ses outrances, vérifiée, mais non déformée, non dévoyée. Le rôle du subalterne n'est pas de faire plaisir au chef, le rôle du subalterne est de l'aider à prendre sa décision. Et de l'appliquer dans la lettre plus peut-être que dans la forme. C'est ce maillon essentiel, ce maillon intermédiaire, qui parfois, pêche par cette confiance aveugle à celui qui sait..Ou par cette paresse intellectuelle, ou par défiance, ou pire encore par couardise. Il en est de même des retex.. Ceux-ci ne doivent pas simplement décrire une situation, un contexte, un incident, mais aussi proposer. J'ai espoir en cette capacité de ces nouveaux cadres à aimer leur métier, et à le faire bien..Non les chefs comme vous dites ne sont ni c.. ni menteurs, mais ils ont besoin parfois d'entendre un discours, celui de la vérité, même si par ailleurs ce discours est partiel. C'est une preuve de confiance envers le chef que de lui dire, là ça coince, et je vais vous dire pourquoi, de mon point de vue.. Incidemment, je dirais que les culs de plomb comme certains disent, ont aussi des choses à dire, commander c'est aussi respecter les hommes.. La reine des batailles surtout lorsqu'elle se conjugue avec Bazeilles de la division bleue, que je respecte au delà de tout, ne gagne en rien à mépriser les autres armes.. Surtout lorsque ceux qui manient avec autant de grâce le verbe, devrait à défaut de compétence universelle, faire preuve d'un peu de modestie..



21/03/2010
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