ATHENA-DEFENSE

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AFGHANISTAN ....

AFGHANISTAN 30 ANS PLUS TARD

La 40°Armée soviétique fût renforcé dès le début du conflit par des éléments de pointe du GFSA, et notamment des éléments EOA (éléments organique d'Armée) de Théatre. En 1979 le GFSA était composé de 5 armées soviétiques: (2°ABG de Fûrestenberg-3°AC de Magdeburg- 20°AMG d'Eberswalde- 1°ABG de Dresden- 8°AG de Weimar)Il est plus que probable que des éléments non négligeables de la brigade aéroportée de COTTBUS ont participé à la prise de l'aérodrome de Kaboul, ainsi que des éléments Spetnatz de Neustrelitz, des éléments transmission KGB de Jüterbog, des éléments CME et ECME de Werder. D'autre part des avions de transport de la 16°AATS ont participé aux différentes norias.

Un certain nombre d'indices et de réactions de nervosité de la part des soviétiques fûrent relevés fin 1979 par des équipages de la MMFL, ce qui démontre bien la sensibilité de l'armée rouge de l'époque.

Il est à souligner, qu'une grande partie des 50000 blessés (en dix ans) du conflit étaient convoyés par voie aérienne et transportés par trains jusqu'à l'Hopital central du GFSA de Werder.Pour des raisons de moral, les blessés n'étaient pas soignés en URSS. (j'ai à l'époque décomptés quelques trains sanitaires)

C'est donc, toute l'armée soviétique qui a été concerné par l'invasion de l'Afghanistan montrant à la fois ces points forts et ses limites.Et l'effort fût immense, même pour un système politique qui étouffait structurellement toute capacité de protestation et de critique.
Les observateurs sur le terrain dont je faisais partie de 1979 à 1983 en RDA et de 1986 à 1989 en Pologne n'ont jamais sous-estimé les capacités de l'Armée Soviétique, (les rapports rédigés et les notes de renseignement allaient dans ce sens) dont l'un des point forts mis à part la quantité (et souvent la qualité qui n'est pas antinomique de rusticité) impressionnante du matériel, sont les hommes. Et j'entends par homme les simples soldats qui ont une capacité à encaisser les privations, les brimades, le manque d'encadrement et d'entrainement par une capacité d'adaptation à la hauteur de leur rusticité. Apte à encaisser la souffrance ils ont cependant tendance à la nonchalance.

je suis satisfait que 30 ans après l'intervention des troupes soviétiques en Afghanistan, un retex  sur cette guerre soit enfin publié. Il n'est jamais trop tard. Une règle en matière de combat reste, quelque soit les conflits.. ne jamais sous estimer l'adversaire..apprendre, toujours apprendre et rester humble tout en étant déterminé. La place du renseignement est l'usage que l'on en fait est déterminant, surtout si l'ennemi n'obéit pas aux mêmes règles d'éthique qui sont les notres. Aujourd'hui les forces occidentales sur le théatre Afghan, n'ont pas l'initiative..Pour des raisons qui ne peuvent être évoquées ici, faute de temps et de place, je ne peux m'étendre sur le sujet.


Roland PIETRINI (Lt Esr) (auteur de Vostok- Missions de renseignement au coeur de la guerre froide)

 



16/02/2009
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