ATHENA-DEFENSE

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POURQUOI NE PAS LE DIRE!..

Pourquoi ne pas dire les choses telles qu'elles sont : Le décalage des valeurs entre le monde militaire et le monde civil est tel que la compréhension de l'un envers l'autre est désormais flagrant.  D'ailleurs ce décalage est un décalage sociétal. Un exemple ? Pour un imbécile qui tire avec un fusil à plomb, on déplace le GIPN protégé comme des ninjas, là où il aurait suffit il y a quelques années d'une patrouille de simple flic à képi, sifflet et bâton blanc. J'en ris encore. Dans notre société devenu sécuritaire à outrance, où le principe de précaution tourne au ridicule, comment persuader un « jeune » de prendre un peu de risque dans sa vie de jeune adulte pour ressentir l'émotion de se mettre en danger… Ce danger il le vit de manière virtuelle par jeux vidéos interposés, et parfois se mesure à l'autorité établi pour se tester.. flic, enseignant, parents et reporte sa virilité sur les plus faibles… Oui le service national avait une vertu, celle de faire comprendre à une certaine jeunesse, que fermer sa gueule avait un avantage celui d'écouter l'autre et de faire avec.

Oui le service national servait de réservoir au recrutement et avait valeur de test pour ceux qui souhaitaient vivre une expérience. Oui on avait des gendarmes qui savaient reconnaître les galons des autres armes car le recrutement était latéral et ceux-ci ne profitaient pas de leur situation quasi intouchable pour faire du chiffre, mais de la prévention et de la protection et du conseil. Oui le service national a été détourné de sa véritable fonction par l'autorité militaire elle-même qui ne voulait pas s'encombrer de minorités trop difficiles à gérer. Pour avoir été officier conseil, j'assurais mon rôle de pompier de l'alphabétisation avec des instituteurs du contingent volontaires, qui subitement retrouvaient de vieux réflexes d'enseignants : Demander un effort, exiger des résultats. Et j'ai encore des témoignages de gamins qui me remercient.

Oui, l'aventure pouvait encore être belle, oui, celui qui entrait dans l'armée avec un simple bagage pouvait espérer faire carrière et par promotion interne réussir une belle ascension sociale. Aujourd'hui l'ascenseur marche à l'envers et mène plus souvent au rez de chaussée qu'au dernier étage. Difficile de faire machine arrière, et d'ailleurs cela n'est pas souhaitable, mais de grâce retroussons les manches, veillons à l'équité et à la justice, sans quoi le pire est à venir.  



25/03/2009
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