ATHENA-DEFENSE

ATHENA-DEFENSE

DGSE et Amarante.. Un problème à la française.

Pierre Antoine Lorenzi.jpg

Pierre-Antoine Lorenzi - Président  IEP, président du Groupe SERENUS CONSEIL.

Ancien haut fonctionnaire (ministère de la Défense et ministère de la Justice), ancien conseiller politique, expert en stratégies de crise et d’influence.

 

Pierre-Antoine Lorenzi    patron de la société de sécurité Amarante, ancien de la DGSE  serait devenu  la bête noire de son ancien organisme.. Interrogé sur le rôle de Lorenzi dans la libération des otages dans un article du Monde Bernard Bajolet, le patron de la DGSE, se fendait même de deux qualificatifs rageurs : "Contre-productif" et "parasitaire". Deux mois plus tard, PAL n'a pas digéré l'affront. « Oui, il a bien répondu à la demande de l'Etat de l'aider à libérer les otages. Oui, il a bien fourni "des points d'appui, des relais" dans une zone sahélienne où il a "des amis". Oui, il a travaillé sur une piste distincte de celles de la DGSE, avec laquelle il affirme avoir… "les meilleures relations du monde". Mais les propos de Bajolet ne passe toujours pas. "J'ai réglé un problème que personne n'arrivait à régler, je n'ai pas gagné un rond pour ça, et je n'ai jamais voulu que ça soit rendu public, assure-t-il à Challenges. Alors quand j'entends que mon rôle a été parasitaire, oui, je le prends très mal. »

 

Alexandre Hollander.jpg

Alexandre Hollander - Directeur Général

Saint-Cyr, MBA HEC, breveté de l'École de Guerre.

 

Amarante est une entreprise de sécurité qui occupe un créneau dans lequel peut d’entreprises françaises peuvent concurrencer les grosses machines internationales américaines et britanniques..  La société est co-dirigée par Alexandre Hollander  et Lorenzi recrute beaucoup parmi les anciens du service action et des unités du premier cercle ( entre autre ;  1° Rpima, 13° RDP et quelques anciens analystes de la DRM ).  Lorenzi serait doté d'un sens politique redoutable, quant à  Hollander Il était un des officiers les plus doués de sa génération. Ses mots clés sont forces spéciales, sécurité et sûreté" IL faut dire qu’Amarante accompagne les entreprises dans le but de prévenir et maîtriser les risques liés à leur activité. Parmi les clients des grands comptes tels que Areva, GDF Suez, Air Liquide, Alsthom, etc. ;;

 

Même si l’activité de libération des otages n’est pas un « métier » prioritaire,  Amarante est le  leader français sur le marché dit du "kidnap & ransom". Les sociétés exposées aux zones à risques souscrivent des contrats d'assurance pour leurs expatriés avec des assureurs anglo-saxons, comme Hiscox, AIG ou Chubb. En cas d'enlèvement, ces assureurs délèguent la négociation à des consultants spécialisés, parmi lesquels Amarante.  Et cela dérange les acteurs étatiques. "Nous avons une équipe de négociateurs de très haut niveau, assure Alexandre Hollander. Mais nous ne travaillons pas contre les services de l'Etat. La collaboration s'est toujours effectuée en bonne intelligence." Même si, en avril dernier, la société avait négocié en solo en Afghanistan la libération de Charles Ballard, un salarié de l'ONG Acted, comme l'a dévoilé la lettre confidentielle Intelligence Online.

 

Mais le poids croissant d'Amarante agace, tout comme la puissance des réseaux de Lorenzi, proche d'Arnaud Montebourg, de Manuel Valls, de Cédric Lewandowski, directeur de cabinet du ministre de la Défense, mais aussi de l'ex-patron de la DCRI Bernard Squarcini. "Leur croissance repose avant tout sur une série d'acquisitions", assure un concurrent, citant les rachats récents d'acteurs tels CIAS ou Sofrasep.

 

Qu'on le veuille ou non,  les sociétés ont besoin sur le plan international de sécurité globale. Affaiblir les  sociétés  dont le métier est de les sécuriser est irresponsable et contre-productif.   Le jacobinisme excessif  reste un  défaut bien  franco-français et  risque à terme de favoriser les sociétés de sécurité américaines et britanniques qui  sont fortement, quant à elles,  appuyées par leurs Etats  respectifs,  intégrées dans leur système global  de renseignement. On en est loin. Vous avez dit pragmatisme? Ce mot est décidément pas français, il est  issu d'une école philosophique d'origine américaine...

 

 

Source : Amarante –  Journal Entreprises  Vincent Lamigeon - A lire sur http://www.challenges.fr/entreprise/20140123.CHA9477/la-verite-sur-amarante-nid-d-ex-espions.html

 

 

 



04/02/2014
1 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 532 autres membres