ATHENA-DEFENSE

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A propos de l'intervention en Libye (suite BHL)

Bon.. Pour ceux qui considèrent que l'intervention en Libye était une erreur, je leur conseille de lire le commentaire de  Carlo Santulli, professeur à l’Université Panthéon-Assas (Paris II), cela les confortera et les anti-sarkozystes qui ont pour tout viatique un certain aveuglement pourront applaudir.   Ce point de vue professoral permettez que je n'y souscrive  pas tant je le  suspecte comme étant, comment dire, orienté ? Ses  positions et autres pétitions démontrent  pour le moins que notre université est ouverte à toutes les tendances et à toutes les idées. Mais de grâce, ne tombons pas dans le piège des semeurs de doutes et des négationnistes de tous bords.     

Au total, les aéronefs français auront réalisé plus de 5600 missions, détruits un millier d’objectifs, représentant 25% des sorties de la coalition dans le ciel libyen. Serait-ce donc une gesticulation ? Ce qui voudrait dire que nos pilotes ont effectué des bombardements fictifs sur des objectifs fictifs ? 

 

  Le sujet au-delà de BHL est bien celui de la solidarité envers nos institutions et celui de savoir si la France reste une nation qui compte ou pas. Oui ou non, la population de Benghazi  était-elle menacée ? Sur le plan du droit, soyons simple,  il n’y a pas eu ingérence de notre part, « l’ingérence  est le fait pour un Etat de violer la souveraineté d'un autre Etat en utilisant la force pour mettre fin à des violations graves des droits de l'homme. » Car les résolutions de l'assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) ne consacrent qu'un droit d'assistance humanitaire.

 

Par contre,  l’intervention militaire a été  justifiée par des raisons humanitaires, et de protection contre  la violence d’un Etat fou dirigé par un fou. Cette intervention est légale puisque autorisée par le Conseil de sécurité qui était dans son rôle.  Avons-nous outrepassé le droit ?  Probablement.  Est-ce immoral ? Chacun jugera. Mais à tout prendre, entre une campagne irakienne menée par les EU sur un mensonge pour faire tomber un tyran, et une intervention qui aura duré 5 ans et une campagne aérienne en aide à un soulèvement qui a duré 6 mois, pour arriver au même résultat, je préfère la seconde. La Libye choisira désormais son devenir, et nous n’avons désormais aucun droit d'ingérence pour la suite.  Quant à dire que le président n’était pas dans son rôle c’est faux. Non, le président n’est pas  incontrôlé, il est  légitime qu'on le veuille ou non,  et l’article 15  lui donne le pouvoir d’utiliser la force y compris dans le cadre des accords internationaux. Ce dont avait usé en son temps tous ses prédécesseurs. Pour le reste il convient aux citoyens de le réélire ou pas.

 

 



01/12/2011

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