ATHENA-DEFENSE

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A propos de la DAMB

 

 

 

La défense antimissile balistique (DAMB) sera l'un des grands enjeux du sommet de l'Otan, à Chicago, en mai prochain. Faut-il ou non y participer ?  

Certes, on ne peut pas dire non. En fait on ne peut plus dire non, c’est trop tard, et pourtant cela remet en cause d’une certaine manière notre indépendance nationale en nous fondant, j’allais dire confondant  dans un système dans lequel nous ne serons que partie-prenante. Et d’ailleurs le sénat avait en son temps, ( rapport d’information

n°733  que j’ai lu attentivement) souligné les questions que soulevaient une telle perspective dont l’adhésion est celle de pays ne détenant pas l’arme nucléaire, l’Allemagne notamment. En termes capacitaires : La future DAMB de l’OTAN reposera en quasi-totalité sur les systèmes de détection et d’interception américains qui seront progressivement déployés en Europe d’ici 2020.

La DAMB de l’OTAN sera-t-elle réalisée avec ou sans la Russie ? Cela ne risque-t-il pas donner des « munitions » à Poutine qui surfe sur un renouveau du nationalisme Russe.. Le  commandement sera-t-il « otanien » ou américain ? S’exercera-t-il selon des règles définies à 28 et adaptées à la protection du territoire européen si les moyens déployés sont exclusivement américains ?

Quel réel degré de protection peut attendre l’Europe si elle s’en remet uniquement à des moyens soumis aux impératifs financiers et stratégiques des Etats-Unis ? Notre implication française sera-t-elle à minima ? Et dans ce cas le risque est bien notre décrochage technologique. Pourtant nous sommes les seuls à maîtriser l’ensemble des technologies DAMB :  « Astrium est présent sur l’alerte spatiale, grâce au démonstrateur Spirale, Thales sur le radar à très longue portée (TLP). MBDA a développé des compétences d’excellences grâce aux programmes SAMP/T et PAAMS et au missile Aster block Elle dispose des compétences nécessaires pour développer un intercepteur endoatmosphérique, de type Aster block2. Astrium, qui construit les missiles de la dissuasion nucléaire française, est la seule entreprise européenne à pouvoir développer un intercepteur exoatmosphérique . Soyons clair dans ce marché, on risque de se retrouver cocufié, tant je doute de notre capacité politique  à imposer nos  entreprises. Or le coût pour la France serait de 700 à 800 millions d’euros par an pour rélaiser une Damb dans laquelle nous serions crédibilisé.  Qui va payer l’addition ? Oui  cela vaut la peine si on apporte dans le système nos briques technologiques, nos compétences, nos ambitions, j’ai cependant quelques doutes de la capacité de nos amis américains à en accepter l’augure. Aucun candidat à la présidence de la république ne se risque à évoquer les problèmes internationaux et de défense, ils ont tort de penser que cela doit rester  un thème de débat uniquement évoqué entre spécialistes. Mais il vaut mieux laisser les français dans l’ignorance, ils seraient uniquement préoccupes par les problèmes sociaux et de chômage ? J’en doute.  La capacité à fournir du travail passe aussi par notre présence ou non  sur l’échiquier du monde et notre aptitude à y participer.

 

 

 

Notre début de réponse:

 

 

 

 

 



29/02/2012
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