ATHENA-DEFENSE

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A propos du port de l'uniforme etc..

Il est bon de revenir en ces temps un peu sérieux à une réflexion plus terre à terre mais loin d’être anodine tant elle traduit une tendance répandue celle du relâchement dans le port de l’uniforme. C’est donc bien volontiers  que j’ouvre le blog à Gérard Roussel avec lequel je partage ce point de vue.

 

 

Plusieurs stations radiophoniques présentent un type d'émission thématique qui associe

les auditeurs et intègre un temps fort appelé "coup de gueule". L'un des animateurs ou l'invité, développe ses points de désaccord et argumente souvent avec passion ses propos. Et bien, pour imiter cette tendance très en vogue, je porte mon choix sur ce blog très apprécié pour l'étendue de ses articles et leur qualité , afin de lancer bien modestement mais d'une manière la plus sincère, un "coup de gueule", vers l'institution militaire.

La suite de mon propos va immédiatement faire baisser l'adrénaline des lecteurs éventuels car il s'agit sans doute d'une intervention qui relève de la maniaquerie peut être
basée sur un principe devenu ringard au 21ème siècle et pourtant, je continue à
m'y attacher car je crois à son importance.

 

Je veux parler tout simplement du port de la coiffure militaire, c'est-à-dire, de la casquette, du képi, du calot ou du béret mais il y en a bien entendu d'autres. Le port de l'uniforme concerne évidemment le couvre-chef, inclus dans la tenue réglementaire, ce qui donne une image esthétique, assez raffinée de l'ensemble lorsqu'il est porté d'une manière élégante. A la fin du 19 ème siècle et pendant toute la plus grande partie du 20ème, l'uniforme porté par les militaires des diverses armes, attirait le regard voire, attisait l'envie ; ne
disait on pas communément : "le prestige de l'uniforme", formule qui donnait tout un sens à l'intérêt que portaient les femmes aux hommes mis en valeur , quelquefois malgré eux, par l'éclat de leur uniforme.


Actuellement, le port de l'uniforme devient très rare hors du service, mise à part pour les
personnels impliqués dans des missions plus civiles que militaires, pour diverses raisons : la sécurité mais aussi le désir de passer inaperçu pour s'intégrer dans "la masse ". On en vient à regretter le temps de l'invasion des marins en tenue dans la ville , lors du lâcher des
permissionnaires au son de la sonnerie réglementaire. On peut se demander si la honte ne fait pas partie, à notre époque, du paquetage ou si ce n'est pas un embarras de circuler en tenue au sein d'une population, il est vrai, moins sensible à ce qui touche aux détails des tenues militaires. Bref, si maintenant l'exception hors du cadre du service, c'est revêtir la tenue dite bourgeoise, il m'apparait particulièrement désagréable, de voir œuvrer des militaires ou des agents civils de l'état, sans porter la coiffure qui complète la tenue
règlementaire affiliée à l'exercice de leur profession. On ne porte plus le képi ou la casquette ; cela est devenu une mode et ce reproche s'adresse aux gendarmes, policiers nationaux ou municipaux et militaires de tous grades et de toutes unités. On voit cette image chaque jour sur la voie publique, des militaires de la gendarmerie en surveillance à un carrefour , la tête nue !. ce n'est à mon avis, pas une belle image donnée à l'extérieur et elle ne reflète pas la rigueur et d'une certaine manière l'intégrité sans faille du
représentant de la loi. C'est une vision un peu négligée qui ne semble ne déranger personne et il est dommage de laisser que de tels errements s'installent sans aucune limite. Que l'on le veuille ou non, l'uniforme porté dans son intégralité , dans tout son faste, force le respect , voire l'admiration et cette tendance acceptée par l'administration militaire ou
civile, me chagrine et me choque. J'imagine immédiatement des uns et des autres
: la contrainte de porter quelque chose sur la tête mais, je répondrai à cela que l'élégance et le carisme des légionnaires ou des carabiniers italiens, dans leur fierté de porter leur uniforme donnent des exemples évidents d'une tradition qui vaut la peine d'être pérennisée.


Suis-je un cas isolé pour réagir ainsi à un phénomène qui témoigne je crois de cette volonté
nouvelle d'un libéralisme dans tous les domaines même dans celui du port de la
tenue réglementaire.

 

C. ROUSSEL

 

 



19/04/2012
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