ATHENA-DEFENSE

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Le CMM fait le point devant la comission défense..

L'amiral Rogel fait le point devant la commission de la défense de l’assemblée nationale

 

 

L'amiral Bernard Rogel CEMMarine a été auditionné le 12 octobre par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Durant cet échange avec les députés, le nouveau patron de la flotte française est longuement revenu sur une période d'activité très dense pour les marins français. Libye, Côte d'Ivoire, océan Indien... La flotte a été exceptionnellement sollicitée depuis le début de l'année. « Si, en 2010, l'activité est restée maîtrisée dans la limite des potentiels alloués, le premier semestre 2011 se caractérise par une augmentation de l'activité globale de 12 % de l'ensemble des bâtiments. Ainsi, ce sont en moyenne 3170 marins qui ont été engagés dans des opérations extérieures au premier semestre, contre 1280 pour l'ensemble de l'année 2010. Aujourd'hui, la consommation de potentiel dépasse l'allocation annuelle de plus de 30 % pour le porte-avions, les bâtiments de projection et de commandement (BPC) et les avions de patrouille maritime Atlantique 2. En bref, nous venons de vivre une période « extra-ordinaire » au sens très littéral du terme, c'est-à-dire très au-delà de l'ordinaire budgétaire prévu », souligne le CEMM.

L'année 2011 restera bien évidemment marquée par la participation de la Marine nationale à l'opération Harmattan,

Porte-avions, BPC, frégates, patrouilleurs, sous-marins... Jusqu'ici, 29 navires se sont succédé au sein de la Task Force 473 et du volet naval de l'opération Unified Protector de l'OTAN. « Par son caractère littoral et son intensité, cette opération a nécessité un niveau d'engagement exceptionnel de l'ensemble des composantes de la marine. Nos unités ont appareillé en quelques jours, voire en quelques heures. Cet exercice de vérité nous a permis de mesurer notre réactivité, mais aussi notre capacité à mener des opérations de haute intensité, exigeant un niveau de coopération interarmées, inter-composantes et interalliée, dont très peu de marines sont aujourd'hui capables. Cette opération n'a pas mobilisé seulement les équipages mais l'ensemble de la marine, tant dans le domaine des ressources humaines que dans celui du maintien en condition opérationnelle (MCO) et de la chaîne du soutien », souligne l'amiral Rogel. Ainsi, quasiment toutes les spécialités de la marine et de l'aéronautique navale ont été mises à pied d’œuvre pour « contrôler l'espace aéromaritime, opérer des missions de renseignement et conduire des frappes coordonnées impliquant des avions de chasse, des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et des bâtiments de surface en appui-feu naval ». Le porte-avions Charles de Gaulle, avec son groupe aérien embarqué composé de Rafale Marine, Super Etendard Modernisés (SEM) et Hawkeye, a effectué à lui seul 1573 missions de combat. Quant au groupe aéromobile de l'armée de Terre embarqué sur les BPC (une quinzaine d'hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma), il a effectué une quarantaine de raids contre les troupes kadhafistes.
Les frégates ont, quant à elles, tiré quelques 3000 obus pour 85 engagements contre des moyens militaires positionnés sur le littoral, tout en étant à plusieurs reprises prises pour cible par l'artillerie libyenne.

 

Complément d’information sur : Mer et Marine.. http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=117585

 



21/10/2011
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