ATHENA-DEFENSE

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Premier ministre: Nous voyons en la défense un potentiel de croissance...

 

La Pologne a augmenté son budget de défense. Celui de 2013 prend encore 6,7% pour atteindre les 9,84 milliards de dollars et ainsi frôler les 2% du PIB(1,95%). La modernisation des forces est  la part de budget la plus importante  (près de 1/3) pour une armée en pleine évolution et modernisation. Professionnalisée en 2008, elle repose encore sur un équipement issu de la guerre froide, matériels d’origine soviétiques et plus récemment américains. L’armée de l’air polonaise est ainsi l’une des rares forces à aligner à la fois des F-16 et des MiG29 Fulcrum.. Il faut aussi souligner le fait que la Pologne produisait des chars T72 pour le pacte de Varsovie et des chars T55 amplement valorisés et ce dès les années 1980. Cette capacité industrielle a été conservée et développée. En 2005 la Pologne exportait déjà plus de 124 millions de dollars d’armement.

 

 Varsovie emprunte une voie totalement différente de celle du reste de l’Europe à l’Est de l’Union, avec des frontières communes avec l’Ukraine et la Biélorussie, la Pologne porte à sa défense dans le cadre de l’OTAN  une attention particulière malgré la crise. Le Premier ministre déclarait d’ailleurs, il y a peu «  Nous voyons en la défense un potentiel de croissance et de création d’emploi à développer. Les plans de modernisation des forces polonaise représentent autant d’opportunités industrielles que nous cherchons  à valoriser. »

 

On croit rêver, mais non, les Polonais sont pragmatiques et ont tiré les enseignements de leur histoire. Pour les Polonais le danger continue à venir de l’est. Ils  n’ont pas éliminé la possibilité d’un conflit de grande intensité aux frontières de l’Europe. Pour avoir abandonné la Pologne à son triste sort,  ceux-ci croient plus en l’aide du grand-frère américain qu’en celle de l’Europe, cela s’est traduit par des achats de matériels américains, ont s’en souvient, F16 en lieu et place de Mirage 2000, d’Eurofighter ou de Rafale.

 

Le budget 2008 de la Défense polonaise représentait 1.95 % du PIB, soit près de 22.6 milliards de zlotys (environ 6.4 milliards d’euros). Pour 9,84 milliards de dollars et ainsi frôler les 2% du PIB aujourd’hui.

 

Aux dernières nouvelles, Varsovie envisage d’acquérir près d’un millier de chars légers Anders dans le cadre d’un plan lancé au début de cette année et visant à accroître la mobilité de ses forces terrestres.

 

 

Ces dernières mettent déjà en oeuvre 128 chars Leopard 2 achetés en 2002 auprès de l’Allemagne à prix cassés (100.000 euros l’unité), 584 T-72 hérités de la période soviétique, 232 PT-91Twardy (dérivés du T-72) ainsi que, pour les véhicules de combat d’infanterie, près de 1.400 BWP-1 (désignation polonaise du BMP-1 russe) et 200 KTO Rosomak, déclinaison du Patria AMV finlandais.


La phase de professionnalisation, est aujourd’hui achevée. L’armée polonaise compte 150.000 hommes, dont 120.000 militaires d’active et 30.000 membres d’une « Réserve nationale ». De type garde nationale. 

 « Solidement ancrée dans l’OTAN et résolument tournée vers la PESD (Politique Européenne de Sécurité et de Défense), la Pologne participe activement à de nombreuses opérations de maintien ou de rétablissement de la paix : EUFOR (Bosnie), KFOR (Kosovo), FINUL (Liban), FNUOD (Syrie), FIAS (Afghanistan), comme à des coalitions internationales (opération « Iraqi Freedom » en Irak). La Pologne a participé, comme 2e contributeur, à l’opération européenne TCHAD/DARFOUR, avec l’envoi de 400 personnels et de nombreux moyens, dont deux hélicoptères. Au total, quelque 3500 hommes sont déployés à travers le monde. La Pologne avait projeté 2500 hommes en Afghanistan. 

Les forces terrestres représentent environ 80.000 hommes, (équivalente à notre armée de terre actuelle) soit deux tiers de l’effectif total.

Elles s’articulent pour l’essentiel autour d’unités du corps de bataille (quatre divisions regroupant 18 brigades), de deux commandements territoriaux, d’organismes de formation et d’un état-major de corps d'armée.

Ses matériels majeurs sont des chars T-72 (597), PT-91 et Léopard A2 (128) , des véhicules de combat ROSOMAK (de fabrication finlandaise), BMP-1, BRDM-2, BMP-2  (1300) et HMMW, des engins d’artillerie 2S1 GOZDZIK de 122 mm, DANA de 152 mm et des LRM RM-70 de 122 mm. (Plus de 500 avec un stock particulièrement important dont 152D20, 130M46)

Les forces aériennes, fortes de 25.000 hommes, se composent de 2 brigades tactiques, d’une brigade de transport, de 2 brigades radiotechniques, de 2 brigades de défense anti-aérienne, de 4 centres de formation et de 12 bases implantées sur l’ensemble du territoire.

Les aéronefs de combat sont des MIG-29 FULCRUM  (25) et des F16 (48) . Pour le transport, l’armée de l’air dispose de TU-154 M, de CASA 295, de Yak-40, d’AN-26 et d’AN-28 remplacé en partie par des Hercules C130E (5). La formation de pilotes est effectuée sur des TS-11 ISKRA et des PZL 130-TC.


La marine de guerre, d’un effectif de 13.000 hommes, possède des sous-marins de type KILO et KOBBEN, des frégates de type OH PERRY, des corvettes de type KASZUB et TARENTULE 1, différents patrouilleurs, des chasseurs de mines de type KROGULEC et NOTEC, des bâtiments amphibie de type LUBLIN et un bâtiment de soutien logistique.

La flotte d’hélicoptères des trois armées se compose des modèles suivants : PZL W-3W SOKOL, MI-2 URP/URN, MI-24, MI-8 / MI-17, Bell 412 HP, W-3RM Anaconda, MI-14 PS, ZOP KAMAN SH-2G et W-3T.

Les forces spéciales constituent, depuis 2007, une quatrième armée. Elles sont composées essentiellement d’unités de commandos (GROM), d’un régiment spécialisé dans la recherche du renseignement et d’un commando marine.
 

Les liens que nous avions tissés avec l’armée polonaise d’avant 1939 avec un Charles de Gaulle capitaine en Pologne, d'avril 1919 à mai 1920, puis de juin 1920 à la fin du mois de janvier 1921 ;  Celle de nos compagnons d’armes de 1939 (Il y avait en France en 1939, environ 500.000 polonais à avoir gardé leur nationalité; 130.000 étaient mobilisables, 50.000 le furent réellement. Le 30 septembre 1939, W. Raczkiewcz nouveau président Polonais, prête serment à l’ambassade polonaise à Paris. Il nomme le général W. Sikorski, généralissime de l’armée polonaise

Le camp de Coëtquidan initialement prévu pour la formation d’une division vit bientôt affluer de très nombreux polonais. Les premiers groupes de volontaires arrivent le 20 septembre 1939. Ils atteignent le chiffre impressionnant de 22.029 le 11 mars 1940 (1.894 officiers, 2.557 sous-officiers et 17.578 hommes de troupe).

 

Pour avoir eu l’honneur de servir au sein du poste militaire de Varsovie avant la chute de L’URSS et du mur de Berlin, je peux témoigner du souvenir vivant que certains anciens combattants polonais, qui avaient combattus en France lors de la défaite de 1940 et la libération de 1945, avait conservé. Notre pays avait retrouvé la liberté pas le leur.. A Londres un gouvernement libre polonais a survécu jusqu’en 1989.  Qu’avons-nous fait de ces liens privilégiés, après la chute du mur ?  Pas grand-chose, je le déplore… C’est un fait

 

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 Soldats Polonais défilant à Coëtquidan avant juin 1940

 

 

 

 

 

 



29/10/2012
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