ATHENA-DEFENSE

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A propos de la dissuasion (suite)

Réponse à EGEA : http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2012/01/02/Dissuasion-du-fort-au-faible-%282%29&pub=0

 

Si la dissuasion s’adresse effectivement à des Etats et non à des terroristes, il y a des Etats terroristes. Si effectivement la dissuasion doit dissuader, il faut convenir qu’elle ne dissuaderait que les Etats qui auraient une certaine conscience que leur gain en perte serait supérieur à leur capacité de nuisance et de désorganisation de nos sociétés devenues extrêmement fragiles. Une bombe sale est, effet, une bombe radiologique, (En décembre 2008, la commission sur la Prévention de la prolifération d'armes de destruction massive et du terrorisme, créée sur l'initiative du Congrès américain, lançait un avertissement "A moins que la communauté internationale agisse de façon décisive et de toute urgence, il est plus que probable qu'une arme de destruction massive soit utilisée dans un attentat terroriste quelque part dans le monde avant la fin 2013"). Or la bombe sale qu’elle soit nucléaire ou biologique est classée parmi les armes de destruction massives. Imaginons un seul instant, quelles seraient les conséquences d’une telle menace, suivie d’effet,  sur une population fragilisée qui confond grâce, je devrais dire à cause,  des médias interposés Tchernobyl et Fukushima, une épidémie de grippe et une intoxication alimentaire dans un lycée. Combien de cellule psychologique faudrait-il créer lors d’un tel choc ? Les Etats ou les organisations hors contrôles l’ont bien compris. En conséquence nous voyons bien les limites de la dissuasion qui ne dissuade que les Etats possédant la dissuasion. Une fois de plus on ne joue donc, qu’avec ceux qui ont les mêmes règles que nous ?  Disons les Etats nucléaires historiques. Mais les autres.. Ceux qui émergent. L’Iran aura-t-elle  les mêmes règles ? Et la Chine face au Pakistan ? Et Israël ? Et la Corée du Nord ?  Or l’arme nucléaire, la notre,  était une assurance de paix grâce à sa protection tout azimut. Mais objectivement bien des choses ont changé depuis la chute du mur de Berlin.. Je préfère dire depuis la chute d’un des deux blocs. Nous sommes donc parfaitement en accord, Oui, « la notion d'armes de destruction massive, mélange tout et affaiblit donc la dissuasion, Olivier Kempf l’avait écrit,  il y a quelques années dans la RDN »  Je rajoute  que la notion de dissuasion doit englober des domaines beaucoup plus vastes que la seule présence de nos SNA en patrouille. Cela passe par une protection plus active de nos réseaux cyber, par la garantie de la libre circulation sur le domaine maritime, et cela passe nécessairement par un souci accru de la préservation de nos moyens classiques de renseignement et d’action. La dissuasion est globale ou ne l’est pas.    



05/01/2012

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