ATHENA-DEFENSE

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Etudes Géopolitiques et atlantique au sujet de l'interview de l'amiral Lacoste

Le dimanche, février 14 2010, 17:47 par Roland PIETRINI

Je salue en passant l'amiral Lacoste que j'ai croisé discrètement sur le film les Missions de Potsdam..

Ses propos sont en totale symbiose avec les miens. Il sait, à quel point le renseignement, est une action indispensable à la prise de décision d'un chef, à quelque niveau qu'il puisse être. Le renseignement ne se résume pas à l'action de chercher et de recueillir, encore faut-il savoir l'exploiter vers le haut et faire connaître à l'exécutant ce qu'il doit savoir vers le bas..

Ces questions que l'amiral connaît si bien, je serais ravi un jour de lui poser, si l'occasion s'en présente...

Pour revenir sur le problème du second porte-avions, la question de son opportunité devrait se poser après avoir simplement expliqué que la France est d’abord et avant tout, une puissance maritime, que toute notre histoire est tournée vers la mer, et que nos intérêts y sont stratégiques. Cela posé, les conclusions viendront d’elles-mêmes…

égéa : d'habitude, on explique que la France est une puissance duale, à la fois continentale et maritime, et qu'il est dommage d'oublier cette deuxième dimension. Vous allez plus loin en privilégiant la nature maritime....

2. Le lundi, février 15 2010, 12:59 par Roland PIETRINI

Soyons iconoclaste jusqu'au bout.. Depuis la victoire de Bonaparte en Russie et notre retraite qui suivit, comme quoi il fût toujours possible de gagner des batailles et de perdre une guerre, notre intérêt pour les nations de l’Est s’est relativement réduit.. Le Glacis du continent européen et celui de la grande Russie et au-delà de l’Asie, ne pouvait désormais représenter qu’une menace d’invasion.. Ce qui se confirma par la suite. Le XIX siècle fût celui de l’extension de la colonisation de la France par la mer vers le reste du monde et pour une bonne part vers l’Afrique.. La guerre froide renforça ce désintérêt pour le monde de l’Est, alors que celui-ci de Varsovie à Saint Pétersbourg jusqu’à Vladivostok n’avait pas oublié ce que la culture française avait pu leur apporter.

Ce ne fût pas envers eux uniquement de la négligence mais un peu de mépris. A la chute du mur de Berlin les initiatives de la diplomatie française marquèrent le déficit de connaissance vers ce continent pour lequel nous ne sommes que l’extrémité. L’Allemagne, elle naturellement portait son regard au-delà des ses territoires de l’ex- RDA, et nous fûmes bien faibles..
Oui la France est duale à la fois maritime et continentale mais de manière inégale, il ne faudrait pas qu’elle soit trop marquée par son histoire, et qu’elle sacrifie les deux en pensant trouver le juste équilibre sans consacrer suffisamment de moyens pour assumer militairement et diplomatiquement toutes les contraintes..



16/02/2010

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