ATHENA-DEFENSE

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J'ai mal à ma France !

 

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Il se prenait pour Caesar, il risque de finir Pompée (1), alea jacta est, le Rubicon est franchi, il n’est plus possible de revenir en arrière.

Macron, la couronne de laurier de travers, nous promettait une société apaisée et nous avons la guerre sociale dans l’attente de la prochaine guerre civile, cette fois-ci, entre les tenants de deux visions de la société, celle du multiculturalisme et celle du nationalisme ou du peu qui nous reste.

Je crains qu’il ne soit trop tard car les bobos-gauchos ont gagné.

La dictature des minorités est désormais la norme.

-       Au nom de la liberté des femmes, on les enferme sous le voile.

-       Au nom du féminisme, on autorise la trafic des ventres

-       Au nom de la tolérance, on s’arroge le droit de remettre en cause la différence des sexes pour inventer le concept fumeux du genre.

-       Au nom de la liberté de conscience, on laisse se développer sur notre sol l’hydre de l’islamisme qui va à l’encontre de la lente construction de ce qui fut notre tolérance.

-       Au nom de cette tolérance, on tolère l’intolérable, les mosquées salafistes qui naissent à un rythme effréné financées par la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Maroc, l’Algérie, et j’en passe.

-       Au nom de notre lâcheté et de notre générosité imbécile, on laisse entrer des centaines de milliers de gens venus d’ailleurs dont l’assimilation est impossible.

-       Au nom de notre imbécile générosité, on a permis le regroupement familial, le droit du sol, la protection sociale universelle, les allocs, sans aucune contrepartie.

-       Au nom de notre lâcheté, on laisse l’Europe des marchands dicter leurs normes et leurs lois afin que l’on rentre dans le rang, foutant en l’air notre modèle social.

-       Au nom de cette même lâcheté, on a abdiqué toute velléité d’indépendance en se soumettant à la fois à la communauté européenne et à l’Otan, au détriment de toute capacité à tendre la main à ceux qui nous sont les plus proches culturellement, les Russes.

-       Au nom de nos intérêts mercantiles, on a baissé la garde en ouvrant en grand nos frontières, en bannissant le terme même de protectionnisme, en vendant nos bijoux de famille au grand groupes internationaux, en détruisant notre industrie, en ratant la révolution cybernétique, comme nous ratons la révolution énergétique,  en laissant à d’autres le monopole des panneaux solaires, des batteries, en foutant en l’air notre industrie automobile, trop vite, trop tôt, en laissant à d’autres l’extraction des énergies fossiles, comme si le fait de laisser aux autres pouvait changer le cours inéluctable du réchauffement climatique dont nous serions les seuls et uniques responsables. Mais de qui se moque-t-on ?   

-       Au nom de l’égalitarisme, on a cassé le fragile équilibre de l’offre et de la demande, en bloquant les salaires, en baissant les pensions, en mettant sur le chantier une réforme des retraites plus idéologique que nécessaire qui finalement creusera un trou financier plus important que si on s’était contenté d’améliorer ce qui existe.  

Nous avons réinventé la machine à une seule vitesse, la marche arrière, la machine à perdre. Sur le plan institutionnel, le citoyen sait qu’il n’est pas représenté, que cette fameuse représentation nationale n’est que l’illusion d’un système démocratique qui ne représente que lui-même, qui ne défend pas le peuple et ses intérêts, mais un système oligarque stérile dont le discours consiste à accroire qu’il est le seul à avoir les recettes du bonheur du bon peuple.

Tout cela préfigure une révolution dont la violence ne peut être que proportionnelle aux frustrations qui se sont accumulées et aux désirs de revanche d’un peuple à bout. Le schisme entre nantis et les autres est tel que les premiers ne se doutent pas de l’imminence du drame qui se joue.

J’ai mal à ma France, celle que j’ai connue, imaginative, constructive, bosseuse, combattante, fière. Cette France-là n’est plus, celle de la liberté d’expression, celle des lumières. Elle est remplacée par un espace non défini, sans âme, sans culture, sans espoir, je n’y vois pas d’issue, sinon quelque chose qui ressemblerait à de la collaboration ou à de la soumission.

Je ne voudrais pas terminer par une note de désespoir, mais je crains que le sursaut ne puise ses sources dans un nouveau totalitarisme.

Faudra-t-il en passer par là ? Quand je vous disais que la guerre civile est inéluctable, c’est que je pense que l’heure des choix fondamentaux n’est pas si éloignée.

Mais entre l’islamisme et le nationalisme mon choix est fait, devinez lequel.

 

Roland Pietrini

auteur: Piège au Levant

             Vostok " missions de renseignement au cœur de la guerre froide"

             L'étranger

(1) symboliquement évidemment. Le premier triumvirat et la confrontation entre Pompée et César



23/01/2020
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